×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

Dix ans de désinflation, mais pas de compétitivité

Par L'Economiste | Edition N°:4580 Le 03/08/2015 | Partager
Excepté en 2008, jamais l’inflation n’a dépassé 2% depuis 2005
Deux leviers: Le monitoring monétaire et la compensation
La croissance réelle du PIB régulière, mais assez faible

La croissance économique a été au moins deux fois plus élevée que l'indice des prix à la consommation

Politique monétaire, compensation et modération salariale dans le privé. Tels ont été les principaux leviers qui ont entretenu le processus de désinflation au cours des dix dernières années (2005 à 2014). En moyenne, l’inflation a été contenue sous le seuil des 2%, bien en dessous du taux de croissance sur la même période (Voir graphique). Les 3,9% de 2008 furent une alerte passagère. Cette année-là fut également la deuxième meilleure performance de croissance du PIB de cette décennie après le record (plutôt le rattrapage) de 7,6% enregistré en 2006.
La surchauffe de 2008 s’explique par la montée des cours mondiaux du pétrole et des matières premières agricoles. Cette inflation importée s’est diffusée sur les services et les prix à la production industrielle. L’augmentation du Smig entre 2008 et 2009 a eu également un effet significatif sur l’inflation. Le relèvement de 5% du Smig impacte l’inflation d’un point de pourcentage sur l’année. Depuis, l’inflation a été relativement maîtrisée, notamment grâce à une politique monétaire rigoureuse et au bouclier de la compensation. Les subventions des produits pétroliers ont permis de contenir la diffusion de la hausse des intrants sur les coûts de production.
2008 a été finalement marquée par une accélération du rythme de progression de la demande intérieure en raison de la reprise de la consommation des ménages et du dynamisme soutenu de l’investissement privé et public. La croissance du PIB a bondi de 5,9% contre 3,5% un an auparavant.
Pourtant dans un contexte où la demande, et en particulier la consommation, sont restées dynamiques, l'inflation, mesurée par l'indice des prix à la consommation, a été ramenée à tout juste 1%. En réalité, ce niveau particulièrement bas de l'inflation a été en ligne avec la situation des pays européens, frappés à l’époque par la déflation (chute continue des prix causant généralement un ralentissement de la consommation). Celle-ci s'est diffusée ensuite au Maroc via les importations. L'inflation sous-jacente a de son côté et pour la première fois, dépassé l'inflation brute en s'établissant à 1,6% reflétant ainsi la tendance profonde de la progression des prix. L’enseignement, par exemple, l’un des postes qui ne marque pratiquement aucune variation à la baisse, a enregistré une progression de 5,4%.
Les prix de l’alimentation n’ont cessé de croître depuis 2009 (1%) pour s’établir à 2,4% (en 2012). L’inflation alimentaire a donc quasiment doublé en quatre ans. Sans l’intervention publique, via le soutien de certains produits, la farine et le sucre notamment, les prix auraient sans doute connu des hausses beaucoup plus importantes. S’en suivent des mesures d’assouplissement de la politique monétaire qui ont ciblé la compétitivité des entreprises à travers notamment l’injection des liquidités sur le marché. L’inflation s’est maintenue par la suite à 0,9% sur les deux années qui suivent renforcée par des taux de croissance en forme (3,8% en 2010 et 5,2% en 2011). L’IPC a terminé l’année 2012 sur une augmentation de 1,3% mais reste dans la fourchette de prévisions des autorités. La maîtrise de l’indice, est à mettre en partie sur le compte du démantèlement tarifaire total avec l’Union européenne (suppression des frais douaniers) qui a permis une baisse des prix de certains produits (voitures, papier, lait, tissus..). A côté de cela, il faut ajouter les importantes charges de compensation qui n’ont pas cessé d’augmenter. La subvention des produits de base et des produits pétroliers a nécessité un effort de 56 milliards de DH, soit plus de 6,8% du PIB. Cette situation a valu au Maroc de recourir par la suite à la Ligne de précaution et de liquidité du FMI qui n’a pas manqué, au passage, de reprocher au gouvernement son système de subventions trop coûteux et inéquitable.  
Après la décision de l’indexation partielle des prix du carburant sur les cours mondiaux du pétrole, l’indice des prix à la consommation a grimpé à 1,9%  en 2013.
En 2014, la crainte d’une envolée des prix refait surface dans un contexte de démantèlement des subventions des carburants. Finalement, la «vérité des prix» du gasoil n’a pas entraîné la contagion sur les prix du transport, entre autres, de répercuter les fluctuations du cours du gasoil sur ses clients. Mais bonne nouvelle, la baisse du prix du pétrole se traduira par une contraction des tensions inflationnistes sur l’économie. L’inflation s’est limitée à 0,4%.
La hausse du Smig intervenue le 15 juillet 2015 et le réajustement des tarifs d’électricité devraient également impacter les projections de l’évolution de l’indice des prix à la consommation. Prévue à 1,5% à fin 2015, elle ressort déjà à 1,7% au terme du premier semestre.
A. LO
 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc