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Analyse

Discours royal
En finir avec le «Maroc utile» et le reste

Par L'Economiste | Edition N°:4580 Le 03/08/2015 | Partager
50 milliards de DH pour la mise à niveau de 24.000 douars
Education, santé, eau, électricité et routes rurales…

De la chaîne du Rif, aux sommets de l’Atlas, en passant par les zones arides sahariennes et les oasis, les mêmes déficits d’infrastructures socio-économiques sont constatés. L’étude du ministère de l’Intérieur a identifié 24.000 douars dans ces zones. Avec les périphéries des zones urbaines et certains villages des plaines et du littoral, la population concernée s’élève à 12 millions de personnes

12 millions de personnes sont toujours marginalisées. Le constat a de quoi consterner. «Ce qui me désole, c’est cette situation de précarité que vivent certains de nos concitoyens dans les régions éloignées et enclavées», souligne le Souverain dans le discours du trône. (Voir aussi L’Economiste du 31 juillet 2015). Il a fallu donc commanditer une étude au ministère de l’Intérieur pour se fixer sur l’étendue du phénomène. Pourtant, le gouvernement en place et le parti qui le pilote en a fait l’une des priorités de leurs actions. A moins de deux ans de la fin de la législature, il est clair que la situation est restée au point mort. D’où, la fermeté de la directive royale. A charge pour le gouvernement d’établir un plan d’action intégré selon un échéancier précis. Et tous les départements ministériels et les institutions concernés se doivent de financer les mesures à mettre en œuvre. Faute, bien évidement d’un département dédié. Celui-ci, en l’occurrence le secrétariat d’Etat chargé du Développement rural a disparu de la liste des ministrables avec le gouvernement de Abbas El Fassi. Ce vide a fait que les efforts se concentrent davantage sur les volumes de production sans se soucier des besoins les plus élémentaires des populations rurales. Et le gap s’élargit encore au niveau des zones montagneuses.   
Les sommets de l’Atlas et du Rif, les zones sahariennes arides et les oasis sont les plus pénalisés. Il en est de même pour certains villages dans les plaines et sur le littoral. Le dénominateur commun: manque cruel des services de santé, de l’enseignement, de l’eau, de l’électricité et de routes rurales. Imaginez une femme enceinte qui doit parcourir plusieurs kilomètres à dos de mulet pour accéder à des soins rudimentaires dans un dispensaire où opèrent un infirmier et une sage femme. Le scénario n’est-il pas indigne du Maroc du 21e siècle? Malheureusement, la situation est fréquente dans le Haut Atlas oriental ainsi que dans d’autres zones montagneuses où la saison hivernale est appréhendée avec beaucoup de crainte. Car, elle s’accompagne de l’enclavement pendant plusieurs jours, voire des mois.

29.000 douars dans 1.272
communes sont sous-équipés ou

dépourvus totalement d’infrastructures

L’étude de terrain élaborée par l’Intérieur, qui exerce l’autorité tutélaire sur les collectivités territoriales, cerne justement les besoins de chaque douar et de chaque région, en ce qui concerne les infrastructures de base. Au total, 29.000 douars dans 1.272 communes sont sous-équipés ou dépourvus totalement  d’infrastructures. C’est à se demander quel rôle jouent leurs élus? De fait, de nombreux villages ont été désertés de leur jeunesse et donc des élites capables de gérer la chose publique. Laissant la place à des vieillards et des enfants. Le taux d’analphabétisme y est également des plus élevés.
Pour remédier à la situation, 20.800 projets ont été identifiés, couvrant 24.000 douars  pour un coût global de 50 milliards de DH. Ces ressources sont mobilisables si l’on s’attaque à des zones de gaspillage et si l’on accélère les réformes structurelles.
Avant le déploiement de l’indexation partielle, la compensation avait atteint le pic jamais franchi de 56,3 milliards de DH en 2012 alors que l’enveloppe budgétisée la même année se limitait à 32,5 milliards. Du coup, le déficit budgétaire s’était creusé à 7,3% du PIB. Tout cela, pour parer à d’éventuels effets du printemps arabe. Redoutant le déferlement des campagnes, le gouvernement de l’Istiqlal n’a pas lésiné sur la dépense y compris de fortes augmentations des salaires des fonctionnaires. Cependant, la bonne gouvernance aurait dicté la mise en place de politiques publiques intégrant réellement le monde rural.
Aujourd’hui, la régionalisation constitue le cadre idoine pour mener ces politiques «Elle doit reposer sur un effort soutenu et imaginatif permettant de trouver des solutions adaptées à chaque région, selon ses spécificités et ses ressources», souligne le Roi. D’autant plus que les Conseils régionaux disposent d’importantes ressources financières et de compétences trop élargies.   L’objectif est d’en faire un pôle de développement intégré, mettant en équation les complémentarités entre les zones, les villes et les villages.
A. G.
 

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