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International

Nucléaire iranien
Dernier round pour arracher un accord

Par L'Economiste | Edition N°:4568 Le 14/07/2015 | Partager
La énième date butoir expire sans l’ombre d’un accord
L’atmosphère semble toutefois moins tendue

Le énième délai expire sans qu’il y ait des signes forts qu’un accord ait été trouvé entre Téhéran et les grandes puissances. Hier lundi, les chefs de diplomatie américain et iranien, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, ainsi que le Français Laurent Fabius, le Russe Sergueï Lavrov et le Britannique Philip Hammon se sont retrouvés à Vienne pour poursuivre leurs pourparlers avant la fin du deadline fixé à minuit du même jour.
Toutes les parties s’accordent: «Nous avons fait un long chemin, mais il reste encore quelques pas à faire», a confié le président iranien Hassan Rohani, qui, il y a à peine quelques jours, menaçait de quitter la table des négociations.
L’atmosphère semble ainsi moins tendue. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que l’Iran négocierait «aussi longtemps que nécessaire». En fait, la séquence de pourparlers viennois est l’un des plus longs rounds de négociations internationales, au niveau ministériel, depuis celui qui a abouti aux accords de Dayton (Etats-Unis) mettant fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine en 1995.
A Vienne, diplomates et experts travaillent sur la finalisation du  volumineux texte (une centaine de pages) en raison de la complexité du dossier. Selon le chef du programme nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, les négociations techniques sont «terminées de fait». Reste le volet le plus délicat: celui des ultimes arbitrages politiques.
Jusqu’ici, les négociations ont notamment buté sur la levée de restrictions sur le programme balistique de l’Iran ainsi que le commerce des armes, réclamés par Téhéran avec le soutien de Moscou. Les Occidentaux jugent cette demande délicate en raison de l’implication iranienne dans plusieurs conflits, en particulier en Syrie et en Irak.

Début d’une normalisation

Autre point de désaccord: le rythme de la levée des sanctions. Les Iraniens souhaitent une levée rapide, mais les puissances occidentales, sous pressions arabes golfique et israélienne, envisagent une levée graduelle et la possibilité de revenir en arrière en cas de violation de l’accord.
Washington et ses alliés demandent aussi que des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique puissent accéder à des sites militaires «si nécessaire», ce qui constitue une ligne rouge pour Téhéran.  Il reste également à définir la durée de l’accord.
En avril, à Lausanne, les négociateurs ont obtenu à l’arraché un accord-cadre, selon lequel l’Iran a notamment cédé la réduction du nombre de ses centrifugeuses et son stock d’uranium enrichi, ce qui, en pratique, doit rendre quasi impossible la fabrication rapide d’une bombe atomique, que Téhéran a toujours démenti vouloir produire.
Un dénouement marquerait le début d’une normalisation des relations de l’Iran avec la communauté internationale. Cette perspective se heurte à l’hostilité des puissances régionales arabes et d’Israël.
M. L.

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