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Régions

Aménagement de Marrakech: Des déficits à rattraper

Par L'Economiste | Edition N°:4568 Le 14/07/2015 | Partager
Le projet Marrakech, cité du renouveau, mobilise 6 milliards de DH à l’horizon 2017
Le chantier urbanistique avance rapidement

Aujourd’hui, élus, promoteurs immobiliers et architectes reconnaissent les défaillances commises par le passé (2000 à 2006) au moment où Marrakech connaissait un boom immobilier et des dérogations tous azimuts (Ph. L’Economiste)

C'est en partie pour rattraper les déficits urbanistiques ainsi que les erreurs du passé et anticiper l’avenir  que le Marrakech du renouveau s’est focalisé en grande partie sur l’urbanisme. Marrakech est désormais inscrite parmi les villes les plus visitées et les plus appréciées du monde et ne peut plus laisser place à la médiocrité. Aujourd’hui, élus, promoteurs immobiliers et architectes reconnaissent les défaillances commises par le passé (2000 à 2006) au moment où Marrakech connaissait un boom immobilier qui -à coûts de dérogations tous azimuts- avait donné naissance à des  zones construites en dents de scie, sans infrastructures d’accompagnement  et aucune cohérence. Heureusement, que l’on avait fini par y mettre le holà.  Anticipant les débordements que ces déficits peuvent causer à l’avenir,  une véritable stratégie a été mise en place. C’est ainsi que le  programme de renouveau lancé en 2014 (pour 3 ans) devrait accompagner l’essor urbanistique, touristique et culturel de la cité ocre et lui donner surtout une cohérence. Il comprend quatre volets: culture et patrimoine, promotion touristique, mise à niveau urbaine des quartiers et amélioration de la mobilité urbaine. Et ce sont les deux derniers chantiers  qui avancent le plus rapidement. Ils pourraient même être achevés avant l’heure, annonce Fatima Zahra Mansouri, mairesse de la ville qui a réussi à fédérer autour de son projet du renouveau de Marrakech un grand nombre de partenaires (ministères)  avec un investissement total de près de 6,3 milliards de DH et une approche transversale quadriennale pour renforcer l’attractivité économique de la ville et consolider sa place en tant que pôle touristique mondial. Dans le détail, les chantiers de mobilité urbaine portent sur l’aménagement et la mise à niveau de plusieurs routes, l’élargissement des avenues avec une troisième voie dédiée aux deux-roues et la création de 15 carrefours. Par ailleurs, le programme prévoit la construction des rocades périphériques. Ce sont des voies de contournement de l’entrée de Marrakech en provenance de Casablanca avec une déviation vers les routes de Fès et Ouarzazate. Des liaisons qui devront décongestionner la circulation devenue  l’un des points noirs de la ville ocre tant pour la circulation que pour le paysage. A l’écoute de sa population, le Conseil de la ville a aussi adopté un plan de déplacement urbain qui prévoit comme solution l’allégement de la circulation des bus à haut niveau de service (BHNS). Il s’agit d’un système de transport dont le véhicule utilisé est l’autobus ou trolleybus qui offre une forte fréquence et un parcours rationalisé.
Pour Marrakech, ce système né en Amérique latine est la solution idoine pour encourager l’utilisation des transports collectifs et désengorger les axes à forte densité de trafic. Et pour préparer ce nouveau service, des couloirs ont été aménagés et réservés à ces bus. L’idée est de relier les quartiers périphériques aux 2 pôles au centre-ville à travers 4 lignes de BHNS et grâce à des échangeurs (Douar Al Askar, Bab Doukkala et Jam Lafna). Des lignes de rabattement achemineront les voyageurs des pôles de correspondance vers les quartiers d’habitat dense. La ville a également pris la décision courageuse de transformer les 30 hectares où était sis l’ancien marché du gros de Bab Doukkala et le terrain de l’actuelle gare routière en un espace vert. Ce qui devrait décongestionner la cité et éviter que les centaines de camions de marchandises et les bus de transport ne traversent le centre-ville avec les gros embouteillages que cela engendre. Outre ce grand projet dont le coût est estimé à 500 millions de DH, d’autres réaménagements paysagers des espaces verts sont programmés pour la requalification des principaux axes routiers de Marrakech à Oued Issyl, la palmeraie nord-est, à Sahri Labgar en plus de la mise à niveau des jardins de quartier. Sur un tout autre registre, la ville a mis en œuvre en 2011 un véritable plan de restauration des remparts avec un budget de 28 millions de DH au lieu du colmatage de brèches qui a prévalu pendant des années. Les travaux en cours sont déployés sur un linéaire de 19 km.

Incohérences

Bien que le programme  du renouveau opère et avance ses chantiers avant l’heure, la région de Marrakech n’a toujours pas son Sdau qui  lui donne naissance à un plan d’aménagement (PA). Marrakech opère depuis 9 ans sans documents de référence. Le dernier PA remonte à 1996. Mais celui-ci n’a jamais été officiellement homologué. C’est aussi cette absence de documents de référence qui a causé une incohérence urbanistique avec des quartiers industriels transformés en résidentiel, des industries qui s’implantent dans des sites qui ne leur sont pas dédiés, un foncier de plus en plus cher avec pour conséquence une classe moyenne mise à l’écart de tout programme de logement.

De notre correspondante,
Badra BERRISSOULE

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