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Competences & rh

Vacances scolaires
La régionalisation, une bonne idée?

Par L'Economiste | Edition N°:4568 Le 14/07/2015 | Partager
3 pôles régionaux avec des calendriers propres
Les flux touristiques comme principal critère de découpage
Les parents d’élèves pour, les syndicats émettent des réserves

Des vacances scolaires régionalisées.

Pour 2015-2016, les élèves du primaire, collège et lycée, dont le nombre est actuellement de près de 6,8 millions, bénéficieront de 47 jours de repos (jours fériés et fêtes nationales compris). Les vacances de la mi-année scolaire seront maintenues à l’échelle nationale. Tandis que celles des deux semestres seront accordées, à tour de rôle, dans les régions des trois pôles fixés par le ministère de l’Education nationale.

La disposition, dont l’idée remonte aux années 90, fera partie des grandes nouveautés de la prochaine rentrée. Les vacances semestrielles seront accordées à des dates différentes selon trois grands pôles: Casablanca et les régions du centre, Rabat et les régions du Nord et de l’Oriental, et enfin, les régions du Sud (voir tableau). Cela dit, contrairement au projet qui a été soumis vers la fin des années 90 sous le mandat de Mly Ismaïl Alaoui, et qui visait à tenir compte des réalités socioéconomiques (campagnes agricoles, souks hebdomadaires, moussems,…) et climatiques des régions, cette fois-ci, la mesure répond notamment à la demande des professionnels du tourisme. «Je milite pour cette disposition depuis 2012, afin de permettre aux familles de profiter de leurs vacances dans des conditions optimales. Nous avons proposé l’idée au ministère de l’Education nationale il y a quelques mois et il a répondu favorablement», confirme le vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), Fouzi Zemrani.
Le découpage en trois pôles, c’est également une proposition des professionnels du secteur qui ont essayé d’équilibrer les bassins émetteurs de touristes, dont Casablanca et Rabat restent les plus gros pourvoyeurs.  
Avec des vacances semestrielles de 8 jours accordées aux trois pôles régionaux à tour de rôle, les opérateurs pourront recevoir des touristes nationaux sur 24 jours au lieu de 8. De quoi alléger la pression sur les établissements touristiques, mais aussi calmer un peu la fièvre des prix qui résulte de la forte affluence durant les courtes périodes de vacances. «Au niveau des taux d’occupation cela ne changera pas grand-chose, puisque le nombre de jours que les nationaux passeront dans les hôtels restera le même. Ce sera surtout bénéfique pour les familles qui auront accès à des réservations plus faciles et moins chères», nuance Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). «L’initiative est bonne, mais le découpage opéré est discutable. Nous verrons ce que cela donnera l’année prochaine», poursuit-il.
Cela dit, tout dépendra de la capacité des opérateurs à proposer de packages touristiques suffisamment attractifs et accessibles. «Avec Kounouz biladi, nous disposons d’offres pour tous les budgets. Mais pour élargir la proportion des Marocains qui peuvent en profiter, il faut donner du pouvoir d’achat. D’où l’intérêt du chèque vacances», insiste Zemrani.   
Le ministère de l’Education nationale avance d’autres arguments, en particulier la sécurité routière. Répartir les vacances sur une plus longue durée permettra d’alléger le trafic sur les routes, et de diminuer les risques d’accidents de la circulation.
Les parents d’élèves, pour leur part, ont accordé leur bénédiction au projet. «Le ministère nous a consultés pour cette initiative qui ne peut être que positive», déclare Ali Fennach, vice-président de la Fédération nationale des parents d’élèves au Maroc.
Mais si les parents n’y voient pas d’inconvénient, ce n’est pas le cas des syndicats d’enseignants. «La décision a été prise sans réel dialogue avec les parties prenantes», déclare Abdelilah Dahmane, SG adjoint de la fédération de l’enseignement affiliée à l’UNTM. «Par ailleurs, bien que les arguments présentés soient valables et que nous soyons pour la révision du calendrier des vacances, le projet a un coût social qu’il aurait fallu prendre en considération. Il aurait également dû être introduit de manière progressive», rajoute le syndicaliste. En effet, les profs, dont l’effectif s’élève à plus de 226.000, sont nombreux à être affectés dans des endroits éloignés de leur région d’origine. Ils craignent ainsi que leur période de congé ne coïncide pas avec celle de leurs familles ou conjoints. «Les demandes de mutation peuvent parfois atteindre les 70.000, c’est une population qui n’est pas négligeable», estime Dahmane.
Du côté de l’UMT, le discours est plus conciliant. «Le projet va dans l’intérêt des élèves et dans le sens de la régionalisation à laquelle nous aspirons. Même si cela risque de poser des problèmes aux professeurs, la priorité doit être donnée aux élèves», estime Lakbira Chatir, membre du bureau exécutif de la fédération de l’enseignement de l’UMT. «Toutefois, il est impératif de résoudre les problèmes des enseignants et d’améliorer leurs conditions d’exercice, afin de maximiser leur rendement», poursuit-elle.
Une première tentative de régionalisation avait été menée sous l’ère du ministre Ahmed Akhchichine (2007-2012). A cette époque, la tutelle a accordé aux Académies régionales de l’éducation et de la formation (Aref) la possibilité de gérer 3 jours parmi les vacances semestrielles selon leurs spécificités. Il s’agissait, cependant, d’une option laissée à leur discrétion, dont les résultats n’ont pas vraiment été visibles, et qui n’a pas duré longtemps. Il faudra donc attendre la fin de l’année scolaire 2015-2016 pour tirer les leçons de cette nouvelle expérience qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays.

 

Le chèque vacances pour compléter

 

 

Le touriste national c’est aujourd’hui le client numéro un des hôteliers, même s’il reste un client saisonnier. Avec la régionalisation des vacances, sa saisonnalité sera atténuée, mais rien ne changera au niveau de son pouvoir d’achat. C’est la raison pour laquelle les professionnels du tourisme proposent l’introduction du chèque vacances, à l’image de la France. «Cela permettra aux Marocains de constituer une épargne vacances défiscalisée, qui pourrait être bonifiée par l’employeur, public ou privé. Ce chèque, qui serait utilisé dans les établissements touristiques, encouragerait aussi les informels à migrer vers le formel», explique Fouzi Zemrani, vice-président de la CNT. La CGEM compte intégrer le dispositif dans ses revendications pour la loi de finances 2015-2016. Conjugué à la régionalisation des vacances, il permettrait de booster le tourisme interne.

 

Ahlam NAZIH

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