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    Evénement

    Solaire: Les premiers pas de l’intégration industrielle

    Par L'Economiste | Edition N°:4565 Le 09/07/2015 | Partager
    Le cluster solaire lance ses installations
    5 projets sélectionnés au Fast Track To Market
    Intégration industrielle et création d’une filière locale, les enjeux

    Le Maroc a des cartes à faire valoir dans la chaîne de valeur industrielle du solaire. Pour développer une offre locale et s’attaquer à l’export, l’appropriation du know-how sera le prochain challenge de la stratégie énergétique

    C’est la première pièce de l’engrenage. Le chantier de l’intégration industrielle est en marche dans le business du green… du moins dans la filière solaire. La priorité est aujourd’hui mise sur l’émergence d’acteurs locaux. Piloté par la Moroccan Agency for Solar Energy (Masen), le cluster solaire lance aujourd’hui même ses installations à Casablanca. Il finance, dans la foulée, les 5 premiers projets sélectionnés dans le cadre du Fast Track to Market (FT2M). Un dispositif du Green business booster (GBB). Développé au Zenith, au quartier technologique de Sidi Maârouf, le site est réparti en deux grandes composantes. La première fera office d’incubateur d’une capacité d’accueil d’une trentaine d’entreprises, adjacente à une partie «pépinière». Le second niveau, d’une superficie de 250 à 260 m2, abritera quant à lui les bureaux du cluster. Le montant investi dans l’aménagement du site n’a pas été révélé. L’inauguration de cette plateforme reste tout de même stratégique dans la mesure où elle coïncide, justement, avec la finalisation des sélections de projets s’inscrivant dans la 1re édition du FT2M.
    Le dispositif donne accès aux bénéficiaires à une subvention financière pouvant atteindre 500.000 DH et à hauteur de 50% du montant d’investissement du projet. Sur un total de 32 candidatures reçues au début du processus, cinq initiatives porteuses ont été sélectionnées (Voir encadré). «L’objectif de ce dispositif est d’abattre la barrière de financement en apportant une contribution à des projets-vitrines technologiques», confie à L'Economiste Obaid Amrane, membre du directoire de Masen. Et d'ajouter: «Cela consiste plus précisément à sélectionner des produits ou applications propres afin d’évaluer leur potentiel commercial et veiller, à terme, à l’émergence du business». Le GBB, dans lequel le FT2M s’inscrit, est un des services proposés dans le cadre du cluster pour apporter un soutien financier aux entreprises souhaitant se développer dans le domaine du solaire et du green Tech. Avec le dispositif «Prototypage», le cluster ambitionne de mettre à disposition des porteurs de projet un financement pouvant atteindre 1 million de DH par projet, plafonné à 50% du montant d’investissement.
    Toutefois, ce n’est pas uniquement à ce niveau que se limiteront les interventions du cluster pour la promotion, à terme, d’une filière industrielle locale. La structure public-privé développe d’autres axes de services via le «Green business incubator» (GBI) et le «Green business network» (GBN). Le premier, destiné aux start-upers et autres chercheurs universitaires, propose un accompagnement, une formation à l’entrepreneuriat, un accès au réseau de financement, ainsi qu’une mise à disposition d’outils de pilotage. Quant au GBN, il porte une mission de mise en relation et de création de synergies entre les acteurs du secteur», explique Obaid Amrane. Là encore, l’objectif du dispositif est de renforcer les capacités industrielles et d’améliorer la compétitivité de l’offre marocaine. Il facilite le contact entre donneurs d’ordre et fournisseurs et dynamise les interactions entre ces acteurs. Par ailleurs, le cluster a déjà mené une étude d’identification du potentiel du marché des applications solaires. Parmi ces filières prometteuses mais naissantes, figurent l’éclairage solaire et la signalisation routière, la production de froid pour la climatisation, le pompage solaire, la production de chauffe-eau solaire, la production de chaleur à partir de CSP, ainsi que les centrales micro-réseaux et télécoms.

    Le détail des projets sélectionnés

    Cinq projets ont été sélectionnés dans le cadre de cette première édition du programme de soutien. Il s’agit plus précisément de «BeVar», un onduleur/variateur de fréquence à source d'énergie duale, d’«Eco lux», un concept de hammam écologique, de «Biodôme compost», applicable dans la production du biofertilisant, d’un chauffe-eau solaire à bas coûts made in Morocco, ainsi que le traitement et la valorisation de biomasse et de déchets par le solaire. D’un investissement de 1,3 million de DH, cette dernière solution est développée par la société marocaine Peps et NST, basée en Guadeloupe. Pour Hamza El Baroudi, président de Peps,  le procédé présenté offre une solution industrielle, performante et rentable à deux problématiques centrales du développement durable, à savoir «le traitement des déchets de façon écologique avec sédentarisation dans le territoire de la création de valeur», et une «alternative économiquement rentable aux énergies fossiles». Quant à la solution BeVar, elle mise sur «l’émergence, à court terme, d’un marché du pompage solaire pour l’irrigation des exploitations agricoles au Maroc et dans le continent», explique Said Benhajjou, directeur délégué chez Lexis engineering systems, co-promoteur du projet avec NRJ International.

    Safall FALL

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