Economie

Emploi: L’automobile booste les perspectives

Par L'Economiste | Edition N°:4553 Le 23/06/2015 | Partager
Câblage et textile automobile, filières prometteuses
Les écosystèmes devront concentrer l’essentiel des recrutements
L’encadrement, un point à ne pas négliger

Les sous-secteurs les plus porteurs sont principalement celui du câblage qui continuera de recruter et celui des activités textiles liées à l’automobile comme la coiffe et même des sous-ensembles pour moteurs, entre autres filières

Bonnes perspectives pour l’emploi dans le secteur automobile principalement dans le Nord qui concentre les effectifs. Sans surprise, c’est ce secteur qui est présenté comme étant le plus prometteur en matière de création d’emplois, selon les résultats d’une étude lancée dans le cadre du programme-pilote «Gouvernance pour l’employabilité», GEMM-ETF, lancé par l’European Training Foundation (ETF), une agence de l’Union Européenne. Ce programme porte essentiellement sur le renforcement de la sensibilisation et des capacités institutionnelles des acteurs de la Formation professionnelle et de l’emploi et sur l’analyse des besoins en compétences.
Selon ce rapport, plus de la moitié de la quarantaine de métiers identifiés au niveau de la filière automobile devront connaître une forte demande à l’horizon 2017. Diverses spécialités comme la sellerie automobile ou encore l’emboutissage devront s’accaparer une bonne partie des recrutements du secteur. Les sous-secteurs les plus porteurs seront, selon ETF, ceux du câblage qui continuera de recruter, des activités textiles liées à l’automobile comme la coiffe et même des sous-ensembles pour moteurs, entre autres filières.
Il s’agit entre autres, des secteurs pour lesquels des écosystèmes avaient été lancés en 2014 pour aider au développement des filières du secteur automobile. L’un des premiers à avoir été mis en marche a été celui du câblage, une filière mature et pour laquelle les grands mondiaux sont déjà au Maroc. Elle réalise aujourd’hui plus de 13 milliards de DH de CA par an avec plus de 52.000 salariés dont une bonne partie dans la région Nord. La filière s’est d’ailleurs engagée à créer 30.000 postes supplémentaires d’ici 2020.
Un autre écosystème identifié est celui des systèmes d’intérieur qui est en pleine effervescence et qui devra connaître la création de 20.000 autres postes.
Parmi les diverses filières, l’injection plastique qui se retrouve aussi dans le cadre du câblage. Ensuite, il y a l’emboutissage, moins exigeant en main d’œuvre qui prévoit la création de 5.000 postes de travail suivi par celui des batteries avec 1.500.
En résumé, le secteur prévoit de doubler de taille et de passer de 85.000 à 170.000 salariés d’ici 2020. Mais les résultats de l’enquête font ressortir des craintes sur le taux d’encadrement qui est resté relativement faible lors des dernières années. D’où la nécessité de lancer des formations spécifiques au niveau de l’encadrement pour mieux satisfaire les besoins dans les filières à fort potentiel. A noter que le projet GEMM-ETF est une expérience pilote visant l’amélioration de la gestion de la formation professionnelle au niveau régional. Il regroupe divers partenaires, dont le Conseil supérieur de l’enseignement, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, l’Anapec, la Wilaya, le Conseil de la région ainsi que le Centre régional de l’investissement en plus d’autres acteurs du domaine économique et de la formation. L’objectif est de doter la région d’un système de pilotage capable de combler les lacunes enregistrées au niveau du marché du travail.

La formation, clé de voûte

LE secteur a déjà lancé il y a quelques années des initiatives comme celle des centres de formation pour le secteur automobile, les Ifmia, (institut de formation aux métiers de l’automobile). Le premier à avoir vu le jour est celui de Tanger-Méditerranée, sis à proximité immédiate de l’Usine Renault. Sa réalisation et sa gestion avaient été concédées au groupe Renault dans le cadre de la mise en place de l’usine du constructeur. L’Ifmia de Tanger-Méditerranée a assuré une grande partie de l’effort de formation pour Renault avec pas moins de 5.500 personnes formées totalisant un peu plus d’un million d’heures de formation.
Il comporte 22 écoles de dextérité, 8 ateliers de formation en maintenance et des locaux pour la formation tertiaire et administrative avec une capacité de 250 stagiaires par jour.

Ali ABJIOU

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