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Politique

Lutte antiterroriste: Le Maroc bon élève

Par L'Economiste | Edition N°:4552 Le 22/06/2015 | Partager
Le département d’Etat américain soutient la stratégie du royaume
Jusqu’à 1.500 Marocains présents en Syrie
Le gouvernement appréhende leur retour et renforce son dispositif de surveillance

Bon point pour le Maroc dans sa lutte contre le terrorisme, selon le rapport annuel 2014 sur le terrorisme publié par le département d’Etat américain. L’institution en charge des affaires étrangères US met ainsi en avant les efforts entamés par le gouvernement depuis plus d’une décennie, pour débusquer les groupuscules terroristes. En 2014, les efforts du Maroc ont semble-t-il permis d’atténuer le risque de terrorisme. Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur vient d’ailleurs d’annoncer que le Maroc a pu neutraliser 27 cellules djihadistes depuis 2013. Des cellules, pour la majeure partie, adeptes de l’idéologie Salafiyya Jihadiyya. Les autorités ont également signalé, au cours de l’année, l’activité de plusieurs groupes ayant des liens avec des réseaux internationaux qui comprenaient Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et l’Etat islamique en Irak et le Levant (ISIL). Le ministère de l’Intérieur a recensé entre 1.000 et 1.500 Marocains qui ont rejoint Daech en Syrie. Ce qui fait du Maroc l’un des plus importants contingents étrangers dans le conflit syrien. Le gouvernement a renforcé sa traque contre ces «vétérans» de peur qu’ils organisent des attaques terroristes sur le territoire marocain. Des efforts ont également été menés pour raffermir le dispositif de surveillance sur les Marocains résidant à l’étranger et qui se radicalisent de plus en plus en Europe.
Le département US met, aussi, l’accent sur les mesures sécuritaires de vigilance déployées par le Maroc, les coopérations régionales et internationales, ainsi que sur les politiques contre la radicalisation. «Le gouvernement a traité la lutte contre le terrorisme comme une priorité absolue de la politique du pays depuis qu’il a connu plusieurs attaques», souligne le département américain.  Le Maroc est membre de plusieurs organes  de lutte anti terroriste et a participé au démantèlement de nombreuses cellules que ce soit localement ou hors des frontières marocaines. Le rapport cite en exemple, la coalition entre les polices nationales espagnoles et marocaines contre les réseaux de recrutement terroristes. Les raids ont conduit à 47 arrestations, principalement au Maroc.
Les actions déployées par le royaume pour améliorer davantage son système judiciaire représentent une avancée pour les mesures sécuritaires du pays. L’adoption par la Chambre des représentants de la loi prévoyant l’exclusion des civils de la compétence du tribunal militaire, représente une mesure clé. Dans sa lutte, le Maroc se ligue également contre le financement du terrorisme. La chambre des représentants a voté, en juillet dernier, au parlement pour l’adoption de la convention du Conseil européen relative au blanchiment, à la saisie et à la confiscation des produits du crime.
Le rapport rappelle également la signature, d’un accord bilatéral Maroc- US sur l’assistance antiterroriste, visant notamment une coopération triangulaire en matière de formation sécuritaire. Les termes de cet accord précisent l’engagement des deux pays à renforcer les capacités régionales, particulièrement dans le domaine de la formation du personnel des services de sécurité civile des pays partenaires dans les régions du Maghreb et du Sahel, à travers la mobilisation de l’expertise mutuelle dans des domaines tels que la gestion des crises, la sécurité des frontières et les investigations.

Déficit de coopération de l’Algérie

L’unique regret du département américain concerne la coopération sécuritaire entre le Maroc et l’Algérie qui bat de l’aile, un véritable frein à une coopération régionale efficace. Même si les deux pays participent à plusieurs programmes dont le plus important est le Partenariat transsaharien contre le terrorisme (TSCTP), la coopération bilatérale s’est moyennement améliorée.

A. Lo.

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