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Economie

Réforme des retraites: Le coup d’accélérateur?

Par L'Economiste | Edition N°:4551 Le 19/06/2015 | Partager
Benkirane veut boucler le dossier cet automne en dépit du contexte électoral
Des compensations en faveur des syndicats
Le relèvement du seuil d’exonération de l’IR difficilement acceptable

Officiellement, Abdelilah Benkirane veut faire aboutir le dossier de la réforme de la retraite avant l’automne malgré le contexte électoral. «Si pour cela, le PJD doit perdre les élections, je suis prêt à le faire», souligne le chef du gouvernement

 

Abdelilah Benkirane veut profiter du mois de Ramadan pour arriver à un accord avec les syndicats sur la réforme des retraites, quitte à faire des concessions. C’est l’objet du dernier round du dialogue social, qui s’est déroulé dans «un climat sain, avec une volonté d’aller de l’avant de part et d’autre», comme l’a noté un ministre impliqué dans le dossier. Ces séances de travail de mercredi dernier ont abouti à la mise en place d’une commission, présidée par le chef du gouvernement, avec un représentant ou deux de chaque syndicat. «L’idée est d’avoir un groupe ramassé pour avancer et boucler ce dossier», a souligné le même ministre. L’objectif est d’arriver, avec les centrales, à une offre consensuelle.
Le calendrier arrêté est de faire adopter les textes de la réforme au cours de la prochaine session d’automne du Parlement pour que 2016 soit l’année d’application. Il semble que le contexte électoral ne devrait pas jouer pour différer encore la réforme qui risque d’être coûteuse. Déjà en 2014, la CMR a puisé 1 milliard de DH dans ses réserves. Les prévisions tablent sur un montant situé entre 3 et 4 milliards de DH en 2015 et 5 milliards en 2016. Du coup, les choses doivent s’accélérer pour sortir une nouvelle offre de la réforme. Mais attention, pour boucler la dernière mouture, ce groupe de travail, présidé par Benkirane, devra s’inspirer des différentes propositions faites par la Cour des comptes, le CESE, la Commission nationale technique et le projet du gouvernement.
Il semble que le dossier soit mûr, pour emprunter l’expression d’une source proche du dossier. D’ailleurs, les syndicats sont prêts à lâcher du lest mais à condition d’obtenir des compensations. C’est la règle universelle des négociations. Ainsi, le gouvernement est prêt à augmenter la pension minimale de retraite qui devra passer de 1.000 à 1.500 DH. De même, il est disposé à revoir les pensions jugées insuffisantes du personnel des collectivités locales servies par le RCAR. Autre niche, le gouvernement pourrait passer à la généralisation des allocations familiales à 200 DH pour tous les enfants, quel qu’en soit le nombre. Aujourd’hui, à partir du 4e enfant, cette allocation est de 36 DH. A l’époque, il s’agissait de pousser à la limitation des naissances.
Aujourd’hui, les choses sont en train de changer d’autant que le taux de fécondité par foyer a baissé à 2,1%, selon le recensement national de la population et de l’habitat de 2014. L’autre compensation concerne l’entrée en vigueur des primes accordées aux fonctionnaires qui travaillent dans les régions reculées, particulièrement ceux des secteurs de l’éducation et de la santé. Le décret existe, il suffit de l’appliquer. Il reste à se mettre d’accord sur les critères pour fixer les zones concernées par ce dispositif.
Autre proposition sur la table: le relèvement du seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu. «Cette recommandation est difficilement acceptable par le chef du gouvernement», souligne un ministre. Car, pour faire glisser ce seuil de 3.000 DH à 3.400 DH, cela se traduira par un manque à gagner pour l’Etat de 1 milliard de DH.

Les couacs de Benkirane

Le chef du gouvernement a essuyé quelques critiques de forme. En effet, Abdelilah Benkirane a organisé ce round du dialogue social alors que les résultats des élections professionnelles qui s’étaient tenues il y a quelques semaines n’ont pas encore été rendus publics. Selon nos informations, les deux ministres en charge du dossier des élections professionnelles, Mohamed Moubdiî pour le public et Abdeslam Saddiki pour le privé, comptent organiser, au cours de la semaine prochaine, une conférence de presse commune pour proclamer ces résultats. Autre grief: sur quelle base juridique Benkirane a-t-il invité ces centrales syndicales, selon la formule 3, 2 et 1 (UMT, CDT et FDT-branche Azzouzi, l’UGTM et la FDT-Fatihi et l’UNMT). Autre interrogation: comment Abdelilah Benkirane a-t-il pu inviter au dialogue social, la FDT-Azzouzi alors que ce groupe s’est fondu dans les rangs de l’UMT?

Mohamed CHAOUI

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