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Economie

«Une révolution se prépare avec un tourisme plus intelligent»

Par L'Economiste | Edition N°:4546 Le 12/06/2015 | Partager
150 tour-opérateurs et agents de voyages français à Tanger
De véritables opportunités pour le marché français au Nord
Les ressources humaines, un point à surveiller

Pierre Amalou, organisateur du Forum des Pionniers: «Le Nord du Maroc dispose d’atouts indéniables, mais les ressources humaines méritent une attention toute particulière»

 Attention aux ressources humaines! Tel est le conseil de Pierre Amalou, créateur de la revue Strategos et organisateur du Forum des Pionniers qui a démarré jeudi à Tanger. Pour lui, la région jouit d’atouts indéniables et devrait devenir une destination de charme pour les touristes français.
 - L’Economiste: Quels sont les objectifs poursuivis par ce forum?
- Pierre Amalou:
Le forum, qui réunit chaque année 150 dirigeants du tourisme français, (essentiellement tour-opérateurs et agents de voyages), a pour ambition de les faire réfléchir ensemble à leur avenir des patrons d’entreprises, en concurrence toute l’année. Nous leur demandons d’oublier leurs intérêts personnels pour préparer un futur commun, de se livrer sans tabou ni langue de bois à des échanges constructifs. En les confrontant à la réalité des affaires, aux nouveaux comportements des consommateurs et aux nouvelles opportunités que leur offrent les technologies modernes, nous les convainquons sans peine qu’ils ne peuvent se développer qu’en progressant tous en même temps.
- Le forum s’adresse à des décideurs opérant sur le marché français, 2e derrière l'Espagne pour Tanger. Y a-t-il une possibilité d’améliorer ce score?
- Le marché espagnol est un marché de proximité pour Tanger. Les ferries sont un mode de transport économique et pratique. En caricaturant, je dirais que Tanger est la banlieue de l’Espagne. Les touristes français ne peuvent concurrencer en nombre les touristes espagnols. Je pense, en revanche, qu’ils peuvent atteindre le même niveau total de dépenses, et même le dépasser, car le pouvoir d’achat de ceux qui viennent dans la capitale du Nord, et qui seront de plus en plus nombreux, est sans doute supérieur.
- On parle beaucoup d’annulations de réservations. Quelle est selon vous la véritable ampleur de ce phénomène et comment dépasser cette situation?
- Je suis optimiste pour les prochains mois. Je crois que les annulations de réservations seront finalement limitées. Nous pouvons commencer à parler au passé de la crise économique, tous les signaux sont au vert, la croissance repart, le moral des entreprises et celui des ménages s’améliorent, nous voyons le bout du tunnel. Les Français, plus que les autres Européens, vont vite retrouver les moyens financiers pour réaliser leurs rêves de voyages qui sont toujours très vivaces.
- Le Maroc a l’ambition d’améliorer son classement au niveau des pays touristiques méditerranéens. Quelles sont ses chances?
- Le Maroc, plus que n’importe quel pays méditerranéen, dispose d’atouts incontestables pour améliorer son classement. Les stations balnéaires qui lui manquaient viennent de naître ou sont sur le point d’être opérationnelles. Elles vont permettre au Maroc d’intéresser une nouvelle clientèle. L’avantage de cette fréquentation accrue, c’est que le touriste d’aujourd’hui ne se contente plus de bronzer, les nouvelles générations veulent découvrir un pays sous tous ses aspects, avoir des contacts avec sa population. Les efforts qui ont été faits pour diversifier l'offre vont payer, le Maroc tout entier sera irrigué par les bienfaits du tourisme, aussi bien les zones rurales que les villes et les stations. C’est une révolution qui se prépare, avec un tourisme plus actif, plus intelligent.
- Quels sont les dangers qui pourraient entraver la croissance du tourisme au Maroc?
- Les seuls dangers qui pourraient le guetter seraient la conséquence d’une insuffisante formation des personnels de tous niveaux hiérarchiques. Les Marocains ont habitué les touristes à être reçus en hôtes bienvenus, souhaités. Demain, les touristes venant en plus grand nombre pourront sembler envahissants. Il me semble indispensable que les formations soient adaptées aux nouveaux besoins, mais également que les pouvoirs publics lancent une campagne nationale pour bien faire comprendre à tous les citoyens que le tourisme est un bienfait. Qu’il ne fait pas seulement travailler les hôteliers et les autocaristes, mais qu’il alimente également l’agriculture, l’artisanat et l’industrie. L’autre danger est dans la maîtrise des tarifs: aujourd’hui, le rapport qualité/prix du Maroc est satisfaisant, il ne faut pas qu’il se détériore.
Propos recueillis par
Ali ABJIOU

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