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Economie

Tourisme: Les voyagistes français lorgnent le Nord

Par L'Economiste | Edition N°:4546 Le 12/06/2015 | Partager
Le Forum des Pionniers cherche à regagner ses parts de marché sur la région
Combattre les sites de particulier à particulier, une priorité

Une première journée studieuse pour les participants au Forum des Pionniers pour sa seizième édition à Tanger. Pour la plupart agents de voyages et voyagistes issus de l’Hexagone, ils se sont attelés à analyser les évolutions du marché de distribution des produits touristiques et surtout de la place de plus en plus grande occupée par le web. Une problématique qui touche directement le Maroc. En effet, les clients français, dans une grande majorité (70% selon certaines estimations), évitent de passer par les agences de voyages et préfèrent acheter directement leur séjour, une possibilité offerte par les sites web spécialisés, de plus en plus présents sur internet.
Alors que les structures traditionnelles d’agents de voyages, celles qui travaillent en offline, n’ont pas fini de digérer l’arrivée du web et de ses canaux de distribution, voilà que de nouveaux concurrents prennent place, comme l’explique Didier Munin, PDG de Boiloris, réseau d’agences de voyages parisien. C’est le cas des sites web comme Airbnb (location entre particuliers) ou Uber (covoiturage et transport) qui permettent de court-circuiter les intermédiaires et rendent les relations entre particuliers plus aisées et dont on n’a pas anticipé la venue, se reproche Munin. D’où l’obligation de redéfinir complètement le métier d’agent de voyages, explique le patron de Boiloris. Selon ce dernier, l’agent de comptoir doit devenir l’expert, «celui à qui l’on s’adresse pour gérer notre temps libre et nos vacances comme l’est le médecin pour notre santé».
Mais un blocage de taille se pose au niveau des ressources humaines. Ces dernières sont pour la plupart des bac+2 payées au smig et dont la plupart se sont retrouvées sur cette filière par accident, avoue Munin. D’où un effort important à faire au niveau de la formation, mais surtout au niveau des salaires pour tirer vers le haut les compétences. Cela permettrait aussi de faire changer la relation de dimension. «Actuellement, nous passons 90% de notre temps à parler prix et 10% produit», se plaint Guillaume Linton, directeur développement de Voyages Asia, voyagiste français spécialisé dans l’Asie. «C’est aux tour-opérateurs de faire l’effort aussi pour mieux travailler les produits et offrir les bons arguments aux agents de voyage», ajoute ce dernier.
Les agences de voyages ne sont pas en manque d’arguments et entendent bien récupérer une partie du terrain perdu. C’est le cas avec la mise en place de procédures de conversion du web vers les agences de voyages. «Nous intervenons via des systèmes de géolocalisation pour aiguiller le client au moment final de l’achat vers une agence physique», explique Stéphane le Pennec, directeur général de Salaun Holidays. «Le client a besoin d’assurance avant de dépenser 2.000 euros par tête sur un voyage, une assurance que ne peut apporter un site web», précise Le Pennec.
Il s’agit aussi pour les agences de voyages de regagner une partie du chiffre d’affaires réalisé par les compagnies aériennes en termes de services additionnels. Ce sont des services supplémentaires comme la facturation d’un bagage en plus ou la sélection d’un siège et même l’embarquement prioritaire. Ces services ont constitué en 2013 un chiffre d’affaires supplémentaire de 32 milliards d’euros au niveau mondial, rien que cela. «80% de ces dépenses se font soit à l’aéroport, soit au niveau des sites web des transporteurs», avoue Frederick Saunier, directeur commercial d’Amadeus France, d’où une nette marge de manœuvre pour les structures traditionnelles de récupérer du chiffre d’affaires.

Les vrais concurrents

Qui sont les vrais concurrents des agences de voyage? Pour Nicolas Brumelot, président de MisterFly, «les premiers concurrents des agences sont leurs propres fournisseurs. 50% du chiffre d’affaires d’Air France est réalisé sur sa propre plateforme web», explique ce dernier. D’où le besoin de mettre en place de nouvelles formes de coopération afin que les relations entre agences et fournisseurs puissent redevenir profitables à tout le monde.

Ali ABJIOU

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