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Economie

Bac: Retour au calme pour la 3e journée

Par L'Economiste | Edition N°:4546 Le 12/06/2015 | Partager
La décision de refaire l’examen des maths désamorce la situation
Une enquête est en cours, en coordination avec l’Intérieur et la Justice

Les nerfs des lycéens et parents étaient encore à vif durant la 3e journée du baccalauréat suite à une rumeur d’une nouvelle fuite, rapidement démentie

Après une 2e journée tonitruante, les épreuves du baccalauréat ont repris jeudi 11 juin plutôt dans le calme. A priori, la décision prise par le département de Belmokhtar de programmer, vendredi 12 juin, une nouvelle épreuve de maths pour les branches de sciences expérimentales et technologiques, aura permis de calmer les esprits. Parallèlement et selon un haut cadre au ministère de l’Education nationale (MEN), une investigation en coordination avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice a été lancée. «Il faut une enquête, c’est grave! Le bac est une devise nationale qu’il faut sauvegarder», s’inquiète un ancien cadre de l’Education nationale. Cette prolifération de la fraude au niveau de l’examen unifié national ou encore du régional (6e année) risque de discréditer la réputation du baccalauréat marocain à l’international. Chose qui rendra encore plus difficile aux bacheliers d’intégrer des écoles et universités de renom. Pour l’heure, la priorité pour le MEN est de détecter les origines des fuites. La tâche ne sera pas aisée, puisqu’en principe, «les lieux où sont gardées les copies sont extrêmement surveillés en collaboration avec la police. En plus, le personnel détaché sur place est complètement isolé et sans aucun accès aux téléphones portables», explique un haut cadre du MEN. La fuite des copies d’examens n’est, rappelons-le, pas un phénomène nouveau. Il y a déjà eu des précédents bien avant l’apparition des réseaux sociaux, en 2005 des épreuves avaient filtré quelques jours avant l’examen. Elles étaient disponibles sous forme de photocopies. La seule différence reste l’instantanéité et la généralisation du phénomène. Sachant que le baccalauréat est un examen national, il suffit qu’il y ait une seule et unique fuite! Le côté participatif des réseaux sociaux a facilité la diffusion de l’examen filtré aux quatre coins du pays en un temps record!
En fait les réseaux sociaux sont une arme à double tranchant. D’un côté, il est presque impossible pour les élèves de faire la distinction entre une vraie fuite ou de l’intox. De l’autre, vu que toute fraude est relayée publiquement, cela augmente les risques d’une réaction incontrôlée.
En témoignent les évènements du mercredi 10 juin au lycée Abou Kacem Al Ziyani de Casablanca (Lissasfa, banlieue sud). La fuite ayant été publiée tard la veille, l’examen de mathématiques de la filière science et vie (SVT) n’a duré que 30 minutes avant que les candidats ne quittent la salle d’examens, une fois sûrs que c’était bien la bonne version qui a filtré. «Certains ont même eu recours à la violence, pour forcer les élèves, qui étaient en possession des réponses à l’avance, de quitter les salles d’examens», témoigne une candidate au lycée Abou Kacem Al Ziyani.
A.At

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