Competences & rh

Stratégie/Emploi: Bientôt des assises sur la saisonnalité

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4528 Le 19/05/2015 | Partager
Une annonce faite par Seddiki, lors du think tank coffee du CJD
Date retenue, novembre prochain à Agadir, après les échéances électorales

Un sondage réalisé au début de la rencontre a fait ressortir que 60% des entrepreneurs pensent que le code du travail mérite d’être révisé, alors qu’environ 33% des répondants croient en sa réalité et sa fiabilité
(Source: CJD)

Dans la région Souss Massa, plus de 290.000 salariés, tous régimes confondus, sont déclarés à la CNSS. Sur ce chiffre, près de 100.000 sont actifs dans le domaine agricole. Ce qui positionne la région à la première place au niveau national en termes de salariés déclarés. Des chiffres rapportés lors de la plénière du Centre des jeunes dirigeants (CJD) d’Agadir, organisée sous le thème «Dirigeants-collaborateurs: démarrez le moteur de confiance». L’occasion aussi de soulever la problématique de la saisonnalité à laquelle sont confrontés différents secteurs. «La saisonnalité n’exonère pas l’employeur de la déclaration», a déclaré Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi et des Affaires sociales. Il s’agit en effet de préserver les droits du travailleur saisonnier. Il faut rappeler, dans ce sens, qu’une réunion d’urgence entre les responsables de la CNSS et les professionnels du secteur agricole du Souss avait abouti, en 2013, à la mise en place d’un système de déclaration adapté au monde rural et à la saisonnalité de l’activité. Il s’agissait, pour chaque ouvrier, d’adopter un carnet sur lequel seraient apposés des vignettes correspondantes aux déclarations des journées de travail réalisées. De cette manière, le travailleur saisonnier peut changer d’employeur mais rester toujours déclaré (cf L’Economiste du 14/02/2013). Toutefois, le débat fait ressortir que la problématique de la saisonnalité reste posée avec force d’où la proposition d’organiser des assises dans ce sens pour traiter de la question. Date retenue, novembre prochain à Agadir, après les échéances électorales, a proposé Abdeslam Seddiki.
Pour sa première plénière, le CJD d’Agadir  a organisé la rencontre samedi dernier, selon un nouveau concept, le «think tank coffee» qui réunit autour d’un café des personnalités imminentes. Et ils étaient 140 experts et personnalités à l’échelle nationale à participer à cette première rencontre du genre au niveau local. Des décideurs, intellectuels, entrepreneurs, porteurs de projets, experts et institutionnels dont les valeurs partagées sont, la réflexion, l’innovation et la progression. La thématique traitée révèle les aspects juridiques, professionnels et managériaux de la confiance entre les dirigeants, les collaborateurs et l’Etat. La réhabilitation de la confiance étant une condition sine qua non dans l’instauration d’une bonne gouvernance des relations professionnelles et d’une paix sociale durable. Le débat a aussi porté sur le code du travail, dix ans après sa promulgation. A ce propos, un sondage réalisé au début de la rencontre a fait ressortir que 60% des entrepreneurs pensent que le code du travail mérite d’être révisé, alors qu’environ 33% des répondants croient en sa réalité et sa fiabilité. En tant que force de proposition, le CJD a remis à Abdesslam Seddiki  les propositions des jeunes entrepreneurs d’Agadir discutées lors de l’événement et intitulées «Code du travail, 10 ans, 10 propositions». Enfin, trois conventions de coopération ont été signées entre le CJD, section d’Agadir et des partenaires locaux, dans l’optique de consolider l’ouverture sur l’environnement immédiat.
Fatiha NAKHLI
 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc