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    Oujda: Le scandale du nouveau théâtre

    Par L'Economiste | Edition N°:4527 Le 18/05/2015 | Partager
    Fuites d'eau, mauvaise acoustique, techniciens pas formés, régie laissant à désirer...
    Pour son 1er évènement, l'établissement compile failles et bourdes des responsables
    En dépit du maigre budget, une représentation théâtrale de qualité

    Un théâtre flambant neuf mais qui commence à dévoiler ses failles

     

    Le rideau est tombé hier dimanche sur la 8e édition du festival du théâtre international d’Oujda. Un rendez-vous annuel organisé par la troupe Comedrama et qui a connu la participation de six troupes. Celles-ci représentent la Belgique, la France, l’Algérie et le Maroc qui a participé avec trois troupes d’Agadir, de Jerada et d’Oujda. L’ensemble des pièces nationales ont focalisé sur l'humour à travers le quotidien des Marocains, évitant les envolées stylistiques qui rendaient leur compréhension difficile. La palme du travail complet est revenue à la troupe organisatrice du festival qui a brillé dans l’interprétation de «Bâtir un visage» inspirée du roman «L’enfant de sable» de Tahar Benjelloun. Un travail réalisé en coréalisation avec la troupe française Solentiname.
    Dans le cadre de ce festival, une soirée rendant hommage à plusieurs comédiens et dramaturges à l’instar de Touria Jabrane a connu un vif succès. Une affluence qui s'est aussi manifestée pour des spectacles marqués par la présence d’un public connaisseur en dépit des tracas rencontrés lors de l'accès au théâtre. Par mesure de protection, certains responsables de l'établissement ont multiplié les bourdes, fermant des portes et perdant les clés par exemple... Une situation qui aurait pu être périlleuse en d'autres circonstances. Un théâtre flambant neuf mais qui commence à dévoiler ses failles. Fuite d’eau dans plusieurs endroits, faible sonorisation, difficulté à suivre les spectacles à partir des balcons, loges pour comédiens non équipées, une régie qui laisse à désirer avec des techniciens non rodés aux festivals (qui durent plusieurs jours).
    Les explications du côté du directeur artistique du festival, Mohammed Benjeddi, laissent tout aussi perplexe. «C’est une découverte pour nous tous, cette grande scène», explique-t-il, arguant que le festival est à l’image du budget qui lui a été consacré. «Avec les moyens du bord, on a surtout fait appel à des troupes qui ne sont pas exigeantes et qui développent avec Comedrama des partenariats et des échanges. Nous avons aussi choisi des troupes marocaines pour fructifier leurs échanges à l’international». Un avis que rejoint Hajria Amara, présidente de Comedrama, qui a bien souligné qu’en dépit "du haut patronage royal, nous avons été livrés à notre propre sort, excepté un geste amical du wali».
    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

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