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Analyse/Polytechnique veut former plus d’entrepreneurs

Par L'Economiste | Edition N°:4509 Le 21/04/2015 | Partager
Seuls 3% des nouveaux diplômés créent leur entreprise
L’École monte un pôle dédié à la formation en entrepreneuriat
Les cours seront rassemblés dans un nouveau bâtiment livré en juillet 2015

Matthieu Somekh, directeur Entrepreneuriat & Innovation de l’École polytechnique: «L’ambition de l’École aujourd’hui est de compléter ses formations par plus de sensibilisation et des outils d’accompagnement aux premières étapes de la création de start-up»
 

- L’Economiste: Une faible part des lauréats de l’École polytechnique se lance dans l’entrepreneuriat. Pour quelle raison?
 - Matthieu Somekh:
L’École encourage et soutient l’entrepreneuriat auprès de ses élèves, et 3% d’entre eux se lancent tout de suite dans une aventure entrepreneuriale après l’obtention de leur diplôme. Ce chiffre peut sembler faible, mais il est en ligne avec ce que l’on constate dans certaines grandes institutions de par le monde que l’on associe volontiers à l’entrepreneuriat, comme l’université de Stanford. La proportion de diplômés de l’École qui créent leur entreprise a d’ailleurs plus que doublé en quelques années. Nous encourageons également l’esprit d’entrepreneuriat au sein de nos laboratoires, et nous voyons se développer de plus en plus de spin-off ou start-up issues de notre centre de recherche.
Il faut aussi regarder la tendance quelques années après la diplômation. Nous sommes en train de lancer une enquête qui va jusqu’à 6 ans après l’obtention du diplôme. En effet, une part significative de nos diplômés, environ 30%, se dirige vers une thèse de doctorat, et bon nombre choisissent ensuite, et sur la base de leurs travaux de recherche, de se lancer dans une aventure entrepreneuriale. D’autres décident d’abord de commencer leur carrière au sein de grands groupes ou cabinets de conseil.
  - N’est-ce pas en relation avec la nature de la formation offerte qui vise d’abord à produire des cadres?
- L’École polytechnique offre à ses élèves une grande variété de débouchés. Elle forme des hauts responsables aussi bien pour l’État, la recherche et les entreprises. Notre formation est multidisciplinaire. Elle vise à doter nos diplômés de tous les outils leur permettant d’appréhender des projets complexes avec des composantes variées. Cette faculté de gérer la complexité est propre aux entrepreneurs qui sont aujourd’hui amenés à traiter des problématiques de plus en plus larges. Par ailleurs, les entrepreneurs ne sont pas seulement ceux qui montent des start-up. Je pense par exemple aux intrapreneurs, des profils évoluant au sein de grandes organisations et développant pour leur compte différents projets.
 - L’École vient de créer un pôle dédié. Comment va-t-il fonctionner?
 - L’École a, en effet, créé en avril 2014 le pôle Entrepreneuriat et Innovation, dont je suis responsable. Il a pour objectif la sensibilisation des différentes populations de l’écosystème de l’École. Il vise aussi à mettre en place des outils d’accompagnement destinés aux entrepreneurs.
Si l’École forme des entrepreneurs depuis longtemps, avec des programmes dédiés dont plusieurs masters, son ambition aujourd’hui est de compléter ces formations par plus de sensibilisation et des outils d'accompagnement aux premières étapes de la création de start-up. L’École souhaite aussi donner plus de visibilité à ces nombreuses initiatives. Le pôle que je pilote a notamment pour mission de créer un lieu où elles seront concentrées. Ce bâtiment Entrepreneuriat est d’ailleurs en cours de construction, il sera prêt d’ici juillet 2015. Dans cet espace animé, convivial et ouvert, nous favoriserons l’expérimentation, le travail d’équipe et les initiatives estudiantines. L’accélérateur de start-up ainsi qu’une extension de la pépinière d’entreprises de l’École et un espace de prototypage y seront aussi hébergés. Des actions de sensibilisation, avec des workshops et des rencontres avec des entrepreneurs, des investisseurs et autres partenaires industriels, prendront également place dans ce bâtiment.

Chaires, coworking,… la formule de l’X pour l’innovation

Créer un espace de rencontre entre les élèves et les différents intervenants dans le processus d’innovation, c’est l’un des ingrédients de l’École polytechnique pour stimuler l’esprit d’entrepreneuriat et l’émergence d’idées innovantes. «Notre objectif est de favoriser la création d’un écosystème, et d’en faire un lieu de rencontre entre porteurs de projets, financeurs, entreprises et grands groupes. Dans le nouveau bâtiment en construction, nous prévoyons un espace de coworking très structurant», explique Matthieu Somekh. L’École s’appuie également sur la création de chaires. Elle en compte une vingtaine, dont une sur l’innovation technologique et l’entrepreneuriat qui vient d’être montée avec l’équipementier aéronautique Zodiac Aerospace et la BNP. L’École veille enfin à dispenser une formation adéquate en matière d’innovation, à la fois technologique et d’usage, en recrutant les meilleurs talents dans le domaine. 

Propos recueillis par
Ahlam NAZIH
 

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