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Crise Areva
Le gouvernement s’en mêle

Par L'Economiste | Edition N°:4484 Le 17/03/2015 | Partager
Pour sauver l’opérateur du nucléaire, un rapprochement avec EDF est prévu
Un plan d’économie et cession d’actifs pour dégager un milliard d’euros

Le gouvernement français ne compte pas rester les bras croisés face à la crise de son champion national d’énergie. Certes, la filière nucléaire souffrait depuis le drame de Fukushima, mais l’annonce du groupe de sa perte colossale de près de 5 milliards d'euros a changé toute la donne pour Areva. Bien qu’un plan d'économies et de cessions d'actifs qui devront porter sur un milliard d'euros (la vente de la filiale Canberra, spécialisée dans les instruments de mesure, serait déjà acquise) pour tenter de restaurer sa compétitivité ont été annoncés par le top management de l’entreprise, mais les experts s’accordent sur le fait que cela n’est qu’une infime partie de la solution pour cette entreprise qui a déjà du mal à financer les projets en cours. La feuille de route financière complète sera élaborée dans les prochains mois et dévoilée fin juillet, à l'occasion de la présentation des résultats du premier semestre 2015.
De son côté, le président François Hollande a invité Areva et à EDF de se rapprocher. La nature de ce rapprochement reste toutefois à définir. Mais rejetant des rumeurs de fusion entre les deux groupes, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a  évoqué toutefois un accroissement des liens "opérationnels et éventuellement capitalistiques" entre les deux sociétés. "Le travail qui est en cours, c'est donc d'abord de voir comment EDF et Areva peuvent faire mieux sur le plan commercial en France, sur certains contrats qui les lient, par exemple en matière d'approvisionnement, parce que les divergences qui ont pu exister par le passé doivent prendre fin", a expliqué Macron. L’idée est que les deux entreprises collaborent financièrement pour la partie réacteur.
L’Exécutif se veut rassurant pour le fournisseur d’électricité.  Pour Macron, il n’est pas question que EDF soit appelée au secours d'Areva. «La solution qui sera de toute façon privilégiée par les pouvoirs publics est celle en faveur de la filière nucléaire française, c'est-à-dire qu'elle sera bonne et pour EDF et pour Areva", a-t-il promis.
Le premier opérateur de l’électricité en France représente 30 % des commandes d'Areva, même s'il a beaucoup diversifié ses sources d’approvisionnement au cours des dernières années.
En attendant ce plan, la situation d’Areva est critique. Depuis plusieurs années, le groupe est incapable de financer ses activités. Toutefois, son carnet de commandes reste bien garni à 46,9 milliards, soit 5,5 milliards d’euros de plus qu'en 2013. Le groupe va céder des actifs, mais la revue de détail n'en a pas encore été faite. Quant à l'endettement de l’entreprise, il est de 5,8 milliards d'euros après avoir augmenté de plus de 1,3 milliard l'an dernier. La note  s'alourdira encore en 2015 et 2016. Le groupe a également annoncé qu’il prévoit de supprimer 1.500 postes en Allemagne entre 2015 et 2017. Au Niger 170 salariés ont déjà été congédiés.


M. L.

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