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    Economie

    Cannabis: Le Maroc très compétitif à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:4476 Le 05/03/2015 | Partager
    Même si la production recule, selon les Nations unies
    Les circuits de distribution se diversifient

    Au moment où fumer du cannabis est devenu légal à Washington, un nouveau

    p

    rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants s’inquiète de la multiplication des nouvelles drogues.
    Sur le cannabis, le Maroc garde son avantage compétitif sur les marchés internationaux. Il est toujours le premier producteur de résine en Afrique et l’un des premiers au monde, «même s’il semble que la production y soit en recul», relève l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), affilié aux Nations unies dans son rapport 2014 publié le 3 mars.
    Sur le terrain, les services de la douane et de la police renforcent les contrôles dans de nombreux points. En début de semaine, ils ont fait avorter à Bab Sebta deux opérations et saisi 82 kg de chira (résine de cannabis).
    Que ce soit en Afrique subsaharienne ou en Afrique du Nord, le cannabis reste une drogue illicite très préoccupante, et sa production, son trafic et son abus continuent de poser de sérieux problèmes, note l’OICS.
    En matière de trafic de drogue dure, le Maroc se veut un hub africain, comme l’avait mentionné une analyse sur le narcotrafic de l’Ameripol, organisation englobant 28 services de police différents en Amérique latine (cf. notre édition N° 4227 du 6/03/2014).
    Tout un circuit est mis en place. «L’Afrique de l’Est sert de plus en plus au transit d’héroïne à destination des marchés d’Afrique du Sud et d’Afrique de l’Ouest.  L’Afrique australe demeure une plaque tournante pour l’acheminement d’héroïne et de cocaïne à travers le monde», d’après le nouveau rapport.
    Les saisies de résine de cannabis les plus importantes en Afrique ont été signalées par l’Algérie (53 tonnes en 2011 à plus de 211 tonnes en 2013) et le Maroc (126 tonnes en 2011 à 137 tonnes en 2012). Pour la même année, le Royaume avait réalisé 11% des saisies mondiales de résine de cannabis et ce chiffre serait de 12% en 2013, selon des chiffres préliminaires. En 2013, les autorités égyptiennes en ont saisi plus de 84 tonnes (dont 80 avaient été acheminées clandestinement depuis le Maroc sur des bateaux de pêche).
    Certaines indications montrent que le succès de la résine de cannabis en Europe continue de faiblir. Les quantités saisies sont désormais du même ordre que celles d’herbe. Ce qui témoigne d’une préférence accrue pour l’herbe sur ces marchés, où elle est de plus en plus produite localement, par rapport à la résine provenant principalement du Maroc (qui demeure le pays d’origine de la majeure partie de la résine saisie en Europe).
    A noter qu’en 2014, le Maroc a signalé à l’OICS que 450.357 doses de substances psychotropes avaient été saisies (sans préciser le type de substances).

                                                                          

    Nouvelles drogues: Chine et USA, deux autres hubs

    Au niveau mondial, l’Amérique centrale et les Caraïbes continuent d’être utilisées comme voies de transbordement pour les drogues

    illicites provenant d’Amérique du Sud et destinées à l’Amérique du Nord et à l’Europe, selon l’ONU. La Chine et les Etats-Unis sont désignés comme l’une des principales sources d’approvisionnement. Ces pays ont d’ailleurs pris leurs dispositions pour exercer un contrôle sur ces substances. Pour les experts, un système efficace d’autorisation des importations et des exportations est essentiel pour permettre aux services chargés du contrôle des drogues de surveiller le commerce international de ces substances et de prévenir les détournements.
    L’Organe international de contrôle des stupéfiants constate aussi que (malgré la hausse de la consommation observée dans certains pays), 5,5 milliards de personnes environ n’ont toujours qu’un accès limité aux médicaments contenant des stupéfiants tels que la codéine ou la morphine. Cela signifie que les 3/4 de la population concernée ne peuvent bénéficier d’une prise en charge de la douleur digne de ce nom.
    Depuis la publication de son rapport annuel pour 2010, l’OICS met la communauté internationale en garde contre le problème que pose le trafic et l’abus de nouvelles substances psychoactives (388 substances distinctes ont été repérées en 2014, contre 348 l’année précédente). Il peut s’agir de matières naturelles ou de substances synthétiques, dont la composition chimique est souvent conçue pour qu’elles échappent aux mesures de contrôle en vigueur. Ces substances psychoactives sont généralement réparties en plusieurs groupes tels que les cannabinoïdes de synthèse, les cathinones de synthèse, les phénéthylamines, les pipérazines, les tryptamines et les substances d’origine végétale.


    Fatim-Zahra TOHRY

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