Entreprises

Wessal Capital
Pourquoi le «modèle» séduit

Par L'Economiste | Edition N°:4458 Le 09/02/2015 | Partager
L’approche institutionnelle a fait la différence
Un montage «confortable» pour les fonds souverains et bailleurs
Avec l’arrivée des Saoudiens, Wessal ouvert à de nouvelles opérations

2015 sera sous le signe de l’opérationnalisation des projets portés par Wessal Capital. A Casablanca, Wessal Casablanca Port coûtera 6 milliards de  DH (Maquette du projet. FMDT)

Le véhicule d’investissement de 29 milliards de DH, porté par le Fonds marocain de développement touristique (FMDT) et cofinancé avec quatre fonds souverains du CCG – Fonds Aabar (EAU), Fonds souverain Al Ajial (Koweit), Fonds souverain Qatar Holding, et le Fonds saoudien Public Investment Fund (PIF) – a atteint aujourd’hui sa zone de confort financier. Pour Tarik Senhaji, directeur général du FMDT, c’est la «philosophie» même du montage financier qui fait la différence. Cette logique tient à un premier niveau institutionnel. «Les investissements opérationnels sont en recul ces dernières années. Nous avons opté pour l’approche institutionnelle pour développer ces partenariats avec ces fonds souverains et les bailleurs de fonds», explique le DG du FMDT. La Banque mondiale et la Berd, en l’occurrence, sont aussi parties prenantes. Cela ne pouvait cependant pas se faire sans la mise en place de quelques spécificités pour rendre «confortables» les interventions des fonds souverains. L’envergure des projets en développement, la visibilité sur la garantie d’Etat comme partenaire unique, ainsi que la période d’investissement relativement importante (10 ans), sont parmi ces spécificités. L’ingénierie financière mise en place pour chacun des projets, avec la création de sociétés de projets dédiées, permet aussi de  simplifier et d’optimiser la gouvernance. «A un second niveau, celui de l’opérationnel, nous faisons appel aux meilleures structures en fonction des projets», poursuit Senhaji. En parlant de concrétisations, justement, l’arrivée récente des capitaux saoudiens - 500 millions d’euros ont été injectés par le Fonds souverain PIF - conforte l’assise financière en fonds propre pour Wessal Capital. Elle lui permet même de se projeter sur de nouveaux projets. «Nous avons aujourd’hui la possibilité d’aller sur des produits différents de ce que nous sommes en train de faire, et vers d’autres zones moins investies. Rien ne nous empêche de diversifier nos opérations dans les années à venir», précise le DG du FMDT.
Pour l’instant, Wessal Capital porte toute son attention sur l’avancement de ses deux grandes premières opérations à Rabat et Casablanca. 2015 sera sous le signe de l’opérationnalisation. Dans l’une et l’autre des deux villes, Wessal Capital y développe en effet deux importants projets touristiques, d’un investissement respectif de 8,7 milliards pour Wessal Rabat Bouregreg et de 6 milliards de  DH pour Wessal Casablanca Port. Pour ce dernier projet, une série de huit conventions de partenariat avec l’Etat marocain ont été signées en avril dernier (L’Economiste N° 4246 du 02/04/2014) Elles portent sur plusieurs aspects du projet tels la réhabilitation de la médina (Etat/FMDT), la valorisation des chantiers navals ainsi que du port de pêche (Etat/FMDT). Quant au décalage calendaire observé entre la création du Fonds en 2011 et la signature de ces conventions opérationnelles avec l’Etat l’année dernière, le responsable l’explique par une nécessaire maîtrise des projets. «Il était important de prendre le temps nécessaire pour sécuriser les partenariats et les engagements liés à la mise en œuvre du projet. C’est une phase d’ingénierie et de structuration qui était importante», précise Senhaji.
Safall FALL

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