×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Actu/R&D: Les chercheurs se ruent sur le fonds OCP

    Par L'Economiste | Edition N°:4444 Le 20/01/2015 | Partager
    272 pré-projets reçus en trois mois
    Le CNRST dépassé par la quantité des demandes
    Ce qui retardera l’activation des autres fonds prévus

    Les experts du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) ne savent

    p

    plus où donner de la tête. L’appel à pré-projets autour des phosphates, pour bénéficier du fonds de 90 millions de DH de l’OCP, lancé en octobre 2014, a reçu un nombre record de demandes de financement. Jusqu’à fin décembre, 272 propositions avec 223 partenaires étrangers (29 pays) ont été enregistrées. Et c’est le CNRST qui devra en assurer l’évaluation, la mise en œuvre et le suivi scientifique. Une bien lourde tâche, au regard des moyens dont dispose le Centre. Tandis que la gestion financière sera confiée à la Fondation OCP.  «Il n’y a plus de problème de financement de la recherche, le souci qui se pose aujourd’hui est celui de la logistique. Je pense accorder plus de postes budgétaires au CNRST pour qu’il puisse s’en sortir», relève le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi.
    Pour les quatre autres fonds prévus (voir tableau), il va falloir attendre. «Nous ne pouvons tout traiter en même temps, nous ne disposons pas de suffisamment de compétences formées. Malheureusement, le Maroc n’a pas été préparé à cela», explique Daoudi.
    Les 272 pré-projets sont actuellement en cours d’évaluation par un comité d’experts nationaux et internationaux. Ils doivent rentrer dans le cadre des thématiques prioritaires précisées lors des premières assises nationales de la R&D autour des phosphates, organisées en septembre 2013 (géologie des phosphates, extraction, traitement et enrichissement, valorisation et transformation chimique, fertilisation, biotechnologie,…). Les porteurs des pré-propositions retenues devront ensuite soumettre leur projet final en ligne, via une plateforme électronique en cours de développement par les services du CNRST. Une deuxième expertise aura alors lieu, avant les négociations des financements requis et la signature d’un contrat avec la Fondation OCP.
    Pour cet appel à projet, il n’y a pas de plafond, tout dépendra des besoins de chaque projet. L’Office est même prêt à aller au-delà des 90 millions de DH, pour financer les projets les plus prometteurs. 
    Le ministère avait lancé un premier appel à projets en juillet 2013, pour un fonds de 300 millions de DH, afin de financer des travaux de recherches relevant de neuf domaines prioritaires. Dont l’aéronautique, la santé, la mécatronique et électronique, matériaux et nanomatériaux, … Chaque projet peut bénéficier d’une enveloppe allant jusqu’à 10 millions de DH. 396 dossiers avaient été reçus, dont 101 ont été retenus. Ils sont d’ailleurs toujours en cours d’examen. Un comité d’experts planche actuellement sur les derniers détails à évaluer. Comme la compatibilité des équipes avec les tâches prévues, la contribution de chaque partenaire du projet et le budget qui lui sera réservé, l’existence d’une convention entre les parties prenantes avec les engagements de chacune d’entre elles, l’utilité de chaque dépense,… Tout cela demandera du temps et des moyens. Avec deux appels à projets sur les bras, le CNRST peinera clairement à s’en sortir...

    Une cartographie des équipements scientifiques

    >

    Le CNRST prévoit de rationnaliser et d’optimiser l’usage des infrastructures scientifiques. Une cartographie des équipements a ainsi été élaborée. Elle sera complétée par une prochaine tournée dans les universités, destinée à vérifier l’état du matériel. Les équipements lourds seront regroupés dans de plateformes au sein des universités, qui seront accessibles en priorité aux porteurs des projets financés. Ils seront aussi ouverts aux autres chercheurs, selon les conditions fixées par les universités. Le ministre de l’Enseignement supérieur annonce aussi un site national pour mutualiser les moyens.
    Pour l’heure, les redondances d’équipements coûteux dans les régions sont monnaie courante. Pour la tutelle, il s’agit d’un gaspillage duquel l’on pouvait se passer. Le suivi et l’entretien des matériels fait également défaut.
    La cartographie a, par exemple, révélé que dans le domaine de recherche «UV-visible», bien que l’appareil d’analyse nécessaire soit disponible dans 9 universités, 13 porteurs de projets ont demandé à l’acquérir. Sachant que sur les 13 chercheurs, 9 sont issus des universités équipées. Le manque de visibilité sur les infrastructures est donc patent. Mais grâce à cartographie, il sera plus facile d’en rationnaliser l’usage.

    Ahlam NAZIH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc