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    Analyse/Comment réussir le mariage formation-métier

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    Renforcer le rôle de l’orientation dans le processus de scolarisation
    Mettre en place des structures pour évaluer les aptitudes et motivations de l’apprenti

    Pour Abdelouhad Badih, SG de la société marocaine de psychologie et chef de CPA de l’Oncf, une formation nécessite au préalable une évaluation des aptitudes et une orientation consentie avec l’enseigné 
     

    - L’Economiste: L'inadéquation des profils aux métiers est un "mal" récurrent. Comment parvenir à une bonne insertion professionnelle?
    - Badih Abdelouhad:
    On ne le répétera jamais assez, mais tout démarre avec l'orientation qui devrait en principe être prise en considération dans les différentes étapes de scolarisation de la personne. Malheureusement, ce problème d’orientation est déjà posé au niveau du secondaire et se manifeste avec acuité lors de l’obtention du baccalauréat. Cela revient à plusieurs facteurs.

    - Quels sont ces facteurs qui empêchent le développement personnel au sein d'une structure?
    -  Elément non négligeable, l’influence des parents incitant leurs enfants à choisir des voies qui vont parfois au-delà de leurs capacités. La démarche des parents est motivée par la forte valorisation de ces formations (ingénieurs, écoles de commerce, médecine) sur le marché de l’emploi. Mais une grande partie ignore les aptitudes de leurs enfants, leurs motivations et les métiers où ils peuvent donner le meilleur. N'oublions pas aussi que, faute de moyens, plusieurs étudiants ne peuvent suivre des spécialités qui leur conviennent. Avec la crise de l’emploi, le choix des formations se fait par nécessité et non par motivation. Dans le processus de formation d’une personne, on devrait particulièrement lui assurer un accompagnement psychologique. Et également analyser et évaluer ses capacités et ses compétences ainsi que ses motivations et tendances professionnelles, ce qui permettrait à l'élève d'être évalué et orienté en fonction de ses aptitudes. Car la formation est en fin de compte un mariage avec le métier..

    - Comment corriger cette situation au sein de l’entreprise?
    - Le travail commence dès la phase de recrutement avec des tests et entretiens pour évaluer les aptitudes et les motivations du candidat. Pour les cadres, comme cela est le cas à l’Oncf, on leur donne la possibilité de proposer les domaines où ils peuvent s'épanouir et être opérationnels après une formation conjointement définie. Je rappelle aussi l’expérience des apprentis (niveau lycée) formés auparavant dans nos centres. Après une année de formation polyvalente, on procédait à l’évaluation de la valeur ajoutée de cette formation, ce qui permettait d’examiner avec les stagiaires leur orientation dans les différentes spécialités proposées: mécanicien, électricien, chaudronnier… Les corrections de spécialités sont faites a posteriori. Il y a également la formation continue tout le long de la carrière de la personne qui contribue notamment au perfectionnement et à la mise à jour de ses connaissances professionnelles en fonction des objectifs de l’entreprise et le développement de la carrière des collaborateurs.
    Propos recueillis par
    N.E.A.

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