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    Actu/ENCG Marrakech: La soif de liberté des étudiants

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    Premier rendez-vous du club de l’imagination collective
    Animé par Anass Yakine et Patrick Lowie

    Anass Yakine était très attendu par les jeunes de l’ENCG. Son périple de 5.000 km à travers le Maroc a été suivi par le plus grand nombre sur les réseaux sociaux

    Le club de l’imagination collective de l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) à Marrakech réunit les étudiants passionnés de lecture et d’écriture. Ensemble, ils débattent, philosophent et rédigent des nouvelles. Soucieux de partage, ils viennent d’organiser une première rencontre, appelée “écrire, hurler en silence, voyager sans distance”. C’est ainsi que deux figures marocaines, l’une native et l’autre d’adoption, sont venues débattre avec les nombreux étudiants présents. L’idole des jeunes d’abord, Anass Yakine, qui vient de boucler ses 5.000 km à pied à travers les grandes villes du Royaume. Parti de Dakhla voilà deux ans, il a ainsi entamé son voyage par un long périple dans le désert. Seul pendant les 4 premiers mois, il a pu vivre son rêve, dans les pas de celui qui a tout déclenché, le grand spécialiste français des déserts, Théodore Monod. “Nourri par la lecture des grands voyageurs depuis la petite enfance, j’ai choisi de marcher pour être au plus près de la nature et de tous ceux que j’allais croiser sur la route. Mais c’est au plus près de moi-même aussi que je voulais aller. La marche est le plus court chemin vers la méditation”. Son voyage démarré à l’âge de 25 ans, Anass Yakine, qui en a aujourd’hui 27, revient des histoires et des rêves plein la tête. “Il me faudrait des années pour tout raconter, d’où l’importance d’écrire. Je me lance donc dans l’écriture d’un livre et d’une bande dessinée pour les enfants”. Sa rencontre la plus marquante a été celle de cet ermite, croisé peu de temps après son départ, qui n’avait pas vu un seul être humain depuis 17 ans. Au cours de son périple, raconté sur les réseaux sociaux, 300 jeunes, dont 180 filles, ont souhaité le rejoindre et l’accompagner au gré des kilomètres. C’est ainsi que Yakine est aujourd’hui pour beaucoup un exemple à suivre. Celui de la volonté et de la liberté aussi. “La vie est un choix, nous pouvons tous en être l’architecte”.
    A peine rentré, il pense déjà à son prochain voyage. “Je me donne 6 ou 7 ans, pour faire le tour de l’Afrique en voiture à pédales”. Ce nouveau périple se fera aux côtés de sa femme, rencontrée pendant son parcours marocain.
    Autre invité à ce débat, le Belge Patrick Lowie. Écrivain, éditeur et metteur en scène, il a choisi le Maroc pour y vivre et y travailler. Polyglotte et voyageur dans l’âme, il cumule 16 livres édités en 20 ans, aussi originaux que leur auteur, à l’image de son roman entièrement rédigé sans virgules.
    Lowie est actuellement en pleine écriture d’un film marocain pour un réalisateur marocain abordant le voyage intérieur. Définitivement une initiative à saluer que celle de ces étudiants de l’ENCG.
    Stéphanie JACOB

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