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    Régions

    Marrakech: Les autorités locales font du ménage chez les taxis

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    Elles souhaitent recadrer les prestations avec plus de sanctions pour les arnaqueurs
    Et démarrent avec une campagne d’affichage dissuasive

    Après l’aéroport, des panneaux affichant les prix et les numéros de téléphone des services de réclamation vont être installés devant plusieurs hôtels pour inciter les usagers à dénoncer les arnaqueurs

    Les autorités locales font du ménage chez les taximen et s’attaquent aux points noirs de la ville. Elles mènent depuis un mois une campagne dissuasive auprès des chauffeurs pour recadrer les prestations et surtout lutter contre les hausses des prix illicites et les refus d’embarcation. Ainsi, après l’aéroport – au tapis à bagage et à la sortie –, la wilaya vient d’installer devant les hôtels des panneaux d’affichage indiquant les tarifs de taxis et les numéros des services de réclamation en cas d’infraction. Le premier établissement à adhérer à cette initiative est le Sofitel. D’autres hôtels prendront le relais. Si en matière de mise à niveau urbaine et propreté de la ville des engagements ont été entrepris pour modifier le paysage de la cité ocre, plusieurs questions restent en suspens. A l’instar de celle des petits et grands taxis et du harcèlement à l’aéroport. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou en direct, les réclamations sont de plus en plus importantes à ce sujet et l’amélioration de ces prestations fait d’ailleurs partie des 10 priorités présentées par le CRT. La ville compte 3.000 taxis conduits par quelque 17.000 chauffeurs qui ont parfois une attitude scandaleuse vis-à-vis de certains touristes. Ils pratiquent parfois des hausses illicites de prix ou tout simplement un délit de faciès en refusant d’embarquer certains touristes ou même des locaux. Ces pratiques sont passibles de suspension de permis de conduire allant de 1 à 3 mois. Il suffit de la dénoncer, assure-t-on auprès de la commission de discipline à la wilaya. En cas de récidive, un retrait de permis est même envisageable. Seulement, rares sont les usagers et les touristes qui vont jusqu’au bout de leur réclamation. Il faut dire que l’enjeu pour les chauffeurs de taxis n’est pas uniquement du côté des prix de la course revus souvent à la hausse, mais plutôt la «commission» qu’ils percevront du bazar ou du restaurant auquel ils ont prescrit la clientèle. Dans la profession des taximen, il existe plusieurs catégories. La première est celle qui se spécialise dans les arrivées, à la gare ferroviaire, à l’aéroport et à la gare routière. Le deuxième groupe de taximen exerce aussi en tant qu’intermédiaire immobilier (notamment dans la location d’appartements meublés). Une troisième catégorie est celle qui se spécialise dans les visites de la ville et les bazars, mais ne prend que les touristes «aux yeux bleus et aux cheveux blonds». Elle fait partie des taxis décriés pour leur refus d’embarquer la clientèle locale. Enfin, le dernier groupe de taxis ne travaille que le soir pour une clientèle de nuit et qui sillonne restaurants et boîtes de nuit.
    De notre correspondante,
    Badra BERRISSOULE

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