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    Régions

    Tanger: Le tramway à l’étude

    Par L'Economiste | Edition N°:4431 Le 30/12/2014 | Partager
    Peu adapté au centre-ville, il pourra par contre connecter les zones industrielles
    L’industrie génère 240.000 déplacements/jour et sature les voies d’accès

    Le tramway, un mode de transport auquel Tanger devra s’habituer. Fouad El Omari, le maire de la ville, a annoncé dernièrement les intentions de la capitale du détroit de se doter de ce nouveau mode de transport. Les études pour la mise en place de ses infrastructures devraient démarrer incessamment, selon ce dernier. Une entité chargée de l’étude du projet a déjà été montée selon El Omari. Dès la fin de ces études on en saura un peu plus, annonce ce dernier, notamment le calendrier de sa mise en place.
    Pour Tanger, il s’agit d’un véritable revirement. En effet, ce mode de transport n’avait jamais figuré parmi les priorités des décideurs de la ville du détroit. Et pour cause, l’étroitesse des rues et les pentes désespérément raides avaient longtemps freiné les ardeurs des défenseurs du projet. Mais le développement de la ville a ouvert à l’urbanisation de nouveaux espaces géographiques plus aptes à accueillir ce type de transport.
    Selon les premières propositions, ce nouveau mode de transport pourrait servir à assurer la connexion avec les zones industrielles de Tanger et avec le pôle industriel que constitue l’usine Renault et le futur noyau urbain de Chrafate. Une telle connexion pourrait permettre de gérer au mieux le déplacement de dizaines de milliers d’employés et de réduire la pression sur les avenues de la ville. Des arguments auxquels se joint celui de la réduction des nuisances environnementales.
    Il y a quelque temps déjà, les opérateurs avaient demandé à ce que les zones industrielles soient connectées avec le centre de Tanger via une bretelle de chemin de fer.
    C’est que le transport du personnel est l’un des grands défis de la ville de Tanger. Avec le développement des zones industrielles et du secteur industriel, le nombre de personnes à déplacer s’est considérablement élevé ces dernières années, assurait à l’époque la CGEM-Nord. Actuellement ce sont plus de 120.000 employés qui prennent chaque matin la direction de leur lieu de travail, ce qui équivaut à un peu plus de 240.000 déplacements quotidiens avec comme conséquence la saturation des grandes voies d’accès de la ville, surtout la route de Rabat et celle de Tétouan. Cette dernière dessert la zone industrielle de Moghogha avec 30.000 emplois et le site de Renault Melloussa, un peu plus loin, avec plus de 5.000 employés. De la sorte, Tanger deviendra la ville qui comprend le plus grand nombre de modalités de transport urbain et, en plus des moyens traditionnels, elle inclura le tramway, un autre projet en gestation et le téléphérique dont le dossier devrait connaître quelques avances au cours de l’année 2015.

    Le transport du personnel, un marché opaque

    Officiellement, ce sont 260 entreprises de transport autorisées avec un parc total d’environ 1.200 véhicules qui assurent cette fonction. Mais aussi un volume d’au moins 300 autres véhicules qui circuleraient sans aucune autorisation. La demande de plus en plus croissante des employeurs pour ce type de service pour leurs employés a entraîné une escalade en matière de création d’entreprises dédiées au transport du personnel. Mais selon les opérateurs, cette augmentation s’est accompagnée d’une baisse conséquente des prix pratiqués et de la qualité des services, d’où un souci supplémentaire en termes de sécurité.

    De notre correspondant,
    Ali ABJIOU

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