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Crise ukrainienne: Aucun accord sur les détenus

Par L'Economiste | Edition N°:4429 Le 26/12/2014 | Partager
Pas de calendrier de négociations
L’abandon du statut de non-aligné, premier pas vers l’Otan

Bien que la nouvelle trêve instaurée le 9 décembre soit globalement respectée, les pourparlers entre l’Ukraine et les séparatistes ont été un grand échec

Après quatre mois d’interruption, les pourparlers de paix entre Kiev et les rebelles pro-russes étaient particulièrement tendus mercredi 24 décembre à Minsk, en Biélorussie. D’après les éléments qui ont filtré de cette réunion tenue à huis clos, les discussions sont rapidement retournées au point mort, à tel point qu’aucune date n’a pu être établie quant à la prochaine rencontre initialement prévue pour vendredi 26 décembre. Les responsables ukrainiens faisaient preuve de réalisme en déclarant avant la réunion qu’il ne fallait pas s’attendre à un dénouement dès le premier round des négociations. Mais le fait qu’ils n’arrivent pas à convaincre leurs interlocuteurs du maintien d’un deuxième rendez-vous est synonyme d’un grand échec. L’objectif initial visé par Kiev était d’arriver à un accord sur l’échange du total des prisonniers des deux côtés.  En fait, les services de sécurité ukrainiens disent être prêts à échanger 225 personnes dont des citoyens russes. Les séparatistes, détenant 630 à 690 Ukrainiens, réclament surtout la reprise du financement des zones sous leur contrôle coupé par Kiev à la mi-novembre et un «statut spécial» pour les régions de Donetsk et de Lougansk. Ce statut était prévu par les accords signés à Minsk en septembre. Selon Kiev, les rebelles ont sapé ces accords en organisant début novembre des élections dénoncées par la communauté internationale et dont les autorités ukrainiennes demandent l’annulation. Il est évident que l’échec des pourparlers a surtout pour raison le vote du Parlement ukrainien sur l’abandon du statut de pays non-aligné, décision qui permet à terme à l’Ukraine de demander son adhésion à l’Otan. Même si la doctrine adoptée n’est que symbolique, elle marque le cap politique de Kiev, celui d’un Etat rallié à l’Occident.
Les autorités ukrainiennes savent très bien qu’il sera difficile de convaincre la majorité des pays membre de l’Alliance de l’Atlantique de leur adhésion et cela pour deux raisons. Primo, l’armée ukrainienne n’est pas aux standards de l’Otan. Secundo, cette adhésion mettra l’Otan  en confrontation directe avec la Russie, ce qui aura pour effet de l’affaiblir. N’empêche, pour l’Ukraine, il est urgent de chercher des garanties pour sa sécurité après avoir perdu la Crimée rattachée à la Russie. C’est pourquoi la réaction de Moscou n’a pas tardé.  Le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov, a déclaré que la décision est «absolument contre-productive» et ne fera qu’«exacerber le climat de confrontation». Le Premier ministre russe est allé encore plus loin en disant que l’Ukraine devenait ainsi «un adversaire militaire potentiel de la Russie» qui sera contrainte de «réagir».
M. L.

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