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Régions

Parc Belvédère: Un squatteur nargue le wali et le maire

Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
Il arrive à empêcher un avis d’expulsion!
Et même à arrêter le chantier de réhabilitation!

L’accès au parc Belvédère reste verrouillé en attendant que l’avis d’expulsion du cafetier squattant le site, depuis les années 90, soit exécuté

Le feuilleton du parc Palestine, communément appelé parc Belvédère, semble loin de tout dénouement. Le site, qui n’a d’espace vert que le nom, figure bien parmi les projets du plan d’actions prioritaires. Une enveloppe de 6 millions de DH a aussi été débloquée, avec pour objectif de réaménager cet «espace vert» (15.400 m2) situé sur le territoire de la commune des Roches Noires. Seul obstacle à ce projet, la présence d’un café en plein milieu du parc, dont l’exploitant a reçu une autorisation d’occupation temporaire dans les années 90. Contrat que la ville tente en vain d’annuler depuis 2002.
«Le gérant du café a été notifié de l’évacuation des lieux par un huissier de justice le 16 mai 2013. Le tout assorti par un avis d’expulsion et de démolition signé conjointement par le maire et le wali depuis une semaine», explique Abderrahime Ouatass, président de la commune des Roches Noires. «Le marché du réaménagement du parc a été suspendu par le tribunal après une plainte du gérant du café au motif que les travaux l’empêchaient de gérer son activité», s’étonne le président de la commune. Actuellement, le site est entièrement clôturé comme le veut la réglementation sur les travaux publics. «Il a été fermé au public dès l’attribution du marché. Une décision qui a entraîné la plainte en justice du gérant du café», souligne Abdelghani Sadiki, chef de la division des espaces verts au Conseil de la ville. Pour le responsable, «l’arrondissement était censé s’occuper du volet juridique et de l’évacuation du café».
Une action en justice qui a débouché sur une décision surprenante (en plus de la garde à vue du dirigeant de l’entreprise soumissionnaire). Ce qui était une faveur du temps de Abdelmoughit Slimani (l’ancien président de la commune urbaine de Casablanca), qui a attribué la concession, s’est transformé en droit imprescriptible! En tout cas, sur le papier, le réaménagement du parc Palestine semble attrayant. Le projet prévoit la régénération des plantations, l’aménagement d’aires de jeux et de terrains de sports, la restauration des infrastructures de base (allées, éclairages, clôture…). Le plan prévoit aussi de construire des terrains de mini-foot, basket et volley-ball… Reste à appliquer l’ordre d’évacuation, «si les démarches dépassent une année, tout le marché est à refaire», prévient Sadiki. En attendant, les riverains menacent d’organiser un sit-in si une solution n’est pas trouvée dans les plus brefs délais.

A. At

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