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Université de Oujda: Pourquoi ça a dérapé

Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
Une centaine de blessés dans les services de l’ordre, pas de chiffres côté étudiants
Des étudiants n’ayant pas réussi le concours des masters remettent en cause le système
L’université plongée dans des troubles sans précédent

Routes barrées, incendies déclenchés, agents de l’ordre blessés, fourgons de police attaqués et panique généralisée chez les étudiants et les habitants des quartiers avoisinants de l’UMP. A l’origine de ces émeutes qui ont fait plusieurs blessés chez les forces de l’ordre et les contestataires, des étudiants qui n’ont pas réussi le test au concours des masters. Ils remettent en cause l’impartialité et la probité des enseignants. L’université de son côté explique qu’une classe de master ne peut pas dépasser 40 personnes, et que faute de ressources humaines, elle ne peut assurer des formations qui dépassent ses capacités

Scènes de désolation, dégâts matériels considérables, fourgons de police endommagés, policiers, étudiants, auxiliaires, corps d’intervention rapide blessés. Leur nombre avoisinerait la centaine, dont 62 mokhazni (agents des Forces auxiliaires), selon une source fiable. Concernant les blessés, les informations qui ressortent font état de nombreux admis du côté des forces de l’ordre, à l’hopital El Farabi de Oujda, certains pour des blessures légères, d’autres pour des plus graves ainsi que des admissions directes en soins intensifs. Quant au nombre de blessés chez les étudiants, il est difficile d’avancer des chiffres car ces derniers refusent de se faire soigner dans les hôpitaux de la ville, de peur d’être arrêtés. Selon des sources estudiantines, quatre étudiants auraient été grièvement touchés et des centaines d’autres ont fui la cité universitaire ne s’y sentant pas en sécurité.
Ces multiples échauffourées, obstacles de pierres, pneus et poubelles incendiés ont fait plonger, lundi 22 décembre, l’Université Mohammed Premier (UMP) dans un désordre sans précédent, à tel point qu’un fourgon plein de policiers a été pris d’assaut par des étudiants en colère. Ils ont tenté de le renverser pour prendre en otages les policiers. Fort à propos, certains étudiants ont refusé la manœuvre et les renforts sont arrivés à temps. «Les forces de l’ordre qui devaient contenir les émeutes ont été encerclés et attaqués de tous bords. Ils avaient mal estimé la gravité de la situation et étaient en nombre insuffisant. Or, ceux qui ont déclenché l’émeute étaient préparés. Une erreur d’estimation qui a viré au pugilat», rapportent plusieurs témoins oculaires. Pour disperser les manifestants, qui ont transformé l’université et les quartiers avoisinants en champs d’émeute, la police a utilisé des canons à eau et des bombes lacrymogènes. Elle a aussi répliqué par jet de pierre. Ces affrontements ont duré plus de 5 heures ininterrompues.
Les causes remontent à plus d’un mois. Lorsque des étudiants, n’ayant pas réussi le test d’inscription aux masters, ont remis en cause l’impartialité et la probité des enseignants qui cadrent les sept nouveaux masters créés au niveau de la faculté de droit. Un master comprend 40 étudiants à Oujda. Le maximum accordé par le ministère de l’Enseignement supérieur. C’est ce que réfutent les protestataires qui réclament soixante étudiants par master. «Le nombre des accréditations et des masters dépend de la capacité des enseignants à cadrer des formations qui ont besoin de plus de suivi, de ressources humaines, pédagogiques et matérielles mises à la disposition des facultés.
Des contraintes objectives qui ne permettent pas aux doyens d’assurer des formations qui dépassent leurs capacités», a confié à L’Économiste Mohammed Legssyer, doyen de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales. C’est ce qui a été expliqué lors des différentes réunions tenues avec les étudiants. Et pour répondre aux revendications pédagogiques, la faculté s’est procuré une grande quantité de livres recommandés et a allégé les procédures d’emprunt de livres. De même, la bibliothèque reste ouverte toute la journée. Quant aux revendications qui se rapportent aux bourses et au transport, elles ne dépendent pas des facultés.

De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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