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Evénement

Affaire Zaz
Sur quoi portent les questions du juge

Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager

A part l’ex-DG de Wana, Karim Zaz, les experts du régulateur télécoms  (ANRT) sont très attendus. Le procès pénal reprend le 29 décembre

L’ex-patron de Wana, Karim Zaz, comparaît devant le tribunal (voir p. 2). Il est accusé au pénal «d’avoir établi sciemment une attestation relatant des faits matériellement inexacts, de faux et usage de faux en écriture de commerce, d’atteinte aux systèmes de traitement automatisé des données…». Les charges portent aussi sur des infractions à la réglementation des changes et celle des télécoms (exploitation de réseaux sans autorisation et détournement de lignes téléphoniques). Le mis en cause conteste ces accusations et revient sur les tenants et aboutissants des affaires de Contact Clients. «J’aurais pu rester en France pour poursuivre la rééducation de ma jambe. Mais j’ai décidé de rentrer pour m’expliquer auprès de la justice», déclare-t-il au juge Mustapha Belhmidi. 
- Contrats et domiciliation
Filiale de Loging Ltd, la société est dirigée par Karim Zaz en contrepartie «d’honoraires de gestion». Le président, Mustapha Belhmidi, l’interroge sur les contrats signés par Contact Clients, spécialisée en «conseil et intermédiation dans les télécoms». Ils sont au nombre de trois et conclus distinctement entre 2010-2012. Le premier contrat concerne «des prestations fournies à distance à  Telévia». Le 2e contrat est lié au conseil fourni à Finetis dans un projet de fibre optique destiné à des pays africains (Mauritanie, Sénégal, Mali…). La 3e convention est en rapport avec un centre  d’hébergement à Paris, le projet «Cloud Data». Tous les contrats ont été rédigés par l’intéressé: «J’avais des modèle dont j’ai fait usage avec Finetis notamment». Concernant la domiciliation de l’entreprise, elle a été mutée du bd Moulay Youssef au boulevard Abderrahman Saharaoui à Casablanca. Contact Clients et Kenza Mall (société de e-commerce dirigée par Zaz) siègent à la même adresse.

- Un projet de près de 3 milliards de DH
«Le projet de Finetis (fibre optique) vise 16 pays africains dont le Congo. Il est d’une valeur de 2,7 milliards de DH (250 millions d’euros). Je ne pouvais pas travailler seul dessus (conseil et relation publique). D’où le recours à AH-COM et Sprint Call». Leurs dirigeants, Ahmed Aboubadr et Youssef Hannan, sont également poursuivis. Chacun devait percevoir à la fin du projet une commission de 1%. «C’est un grand projet qui a besoin de relations politiques». Aboubadr s’est proposé «puisqu’il avait de la famille en Mauritanie et qui a ses réseaux dans des pays subsahariens». Karim Zaz tend une copie du projet au président: «En 2030, l’Afrique va compter 2 milliards d’habitants et qui auront des besoins croissants en télécoms (communication, e-commerce…)». Contact Clients et ses partenaires se positionnent sur ce marché qui «n’a aucun rapport avec le Maroc. Ce projet de fibre otique allait en revanche faire travailler une centaine d’ingénieurs marocains». Manière d’écarter l’existence d’opérations fictives (voir p. 2).

- Détournement & piratage  
«Où sont les lignes détournées et les communications qui ont transité par les réseaux? J’aurais pu créer une société à l’étranger en vue de détourner le trafic télécom. Quant aux recharges revendues à l’étranger, elles ne peuvent être consommées que via carte SIM d’un opérateur marocain», déclare l’ex-patron de Wana tout en rappelant «avoir lutté contre» lorsqu’il était à la tête de la filiale de la SNI. Daniel Rivard «n’est pas fictif comme le prétend l’accusation. Sa société, Finetis, a mis en place entre 2006 et 2008 quelque 2.000 km de fibres optiques au profit de Méditel et Wana». Pour l’exploitation de réseaux, «il faut des équipements. Ce n’est pas avec le matériel saisi qu’on peut le faire. D’autant plus que le manque à gagner est de 500 millions DH». Quant au piratage informatique, «qu’on me dise quand, comment et avec quoi?», réclame Zaz.

- Fausses factures et personnes fictives
«Je vais être clair M. le président et donnez-moi du temps. Car j’ai l’Etat sur le dos». Allusion à la douane et au fisc. «Contact Clients a récupéré la TVA. Nos prestations à l’étranger sont facturées hors taxe. Mes fournisseurs facturent en revanche TTC puisqu’ils travaillent avec une société marocaine (Contact Clients)», selon Karim Zaz. Il enchaîne: «Je ne vendais pas de fausses factures. Celles-ci sont inattaquables. La BNPJ cherchait à démontrer l’existence de  sociétés et de personnes fictives pour démontrer l’existence de détournement de trafic». Pour les enquêteurs, «Frank James n’existe pas». «J’ai donné des contrats légalisés au juge d’instruction. Frank James figure en tant qu’actionnaire dans les statuts de Cloud Data». Il a été également question d’un certain Fréderic Charpentier. Et que l’un des prévenus, Lahcen Rafess, assure «avoir déclaré à la BNPJ et au juge d’instruction qu’il a rencontré Charpentier à Toulouse en 2012. J’ai demandé à ce qu’il soit auditionné. Mais les enquêteurs ont refusé».
F. F.

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