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    International

    Nouveau parti «opposant» en Algérie

    Par L'Economiste | Edition N°:4426 Le 23/12/2014 | Partager

    Ali Benflis, le rival d’Abdelaziz Bouteflika lors de la dernière présidentielle en Algérie, a déposé le dossier d’agrément de son nouveau parti politique, «Talaia El Houriate» (Avant-gardes des libertés). Remis au ministère algérien de l’Intérieur, le dossier contient les signatures de 288 membres fondateurs représentant l’ensemble des 48 préfectures du pays.
    C’est un parcours du combattant qu’ont eu à faire les initiateurs de Talaia El Houriat. Il a fallu 6 mois d’attente pour que le ministère de l’Intérieur accepte de recevoir le dossier. Ceci, après moult pressions politiques et médiatiques.
    Conformément à la loi organique sur les partis politiques, la formation sera déclarée légale à l’expiration d’un délai de deux mois, à moins que le ministre de l’Intérieur rejette entre temps la demande. Après quoi, les membres fondateurs pourront alors entamer la préparation des congrès régionaux. 
    Après avoir effectué sa carrière politique au sein du Front de libération nationale (FLN, majoritaire), dont il fut le patron au début des années 2000, Benflis a été chef de gouvernement (2000-2003) durant le premier mandat de Bouteflika, dont il fut l’homme de confiance avant une rupture brutale. Resté à la tête du FLN, il s’est présenté contre son mentor à l’élection présidentielle de 2004, mais n’a recueilli que 6,42% des voix. Il a ensuite disparu de la scène politique durant dix ans, jusqu’à sa nouvelle candidature présidentielle en 2014. Ce produit du système algérien a voulu se positionner en tant qu’opposant au même système qui l’a créé. Après une défaite douloureuse en avril (81,49% pour Bouteflika), Benflis avait annoncé son intention de fonder un nouveau parti et faire partie d’une coalition  d’opposition qui aspire à devenir une alternative au régime en place. Une tentative qui pourrait fonctionner dans la mesure où le régime a besoin de se renouveler à travers une «transition démocratique». Benflis, n’étant pas étranger au système, constitue un excellent choix pour l’armée afin de mettre en route ce processus pour reconduire, derrière la relève générationnelle et le changement de façade, le même système.
    M. L.

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