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    Stratégie/Choix de filière: Comment réduire le stress des étudiants

    Par L'Economiste | Edition N°:4426 Le 23/12/2014 | Partager

    Pour Asseraf, directeur de l’Onisep, il s’agit de mieux contrôler le stress qui s’installe lors de l’orientation scolaire afin de mieux faire ses choix

    George Asseraf, directeur de l’Onisep, traite ici de la problématique du stress d’étudiants et de leurs parents au moment d’entamer leur orientation vers les filières de formation. Une tension qu’il s’agit de réduire en se préparant à mieux faire des choix et à se faire une place dans le monde du travail demain.

    - L’Economiste: Vous faites référence au stress qui s’installe lors de l’orientation chez les étudiants. Que faudrait-il faire pour réduire cette tension?
    - George Asseraf: Il y a sans doute plusieurs composantes dans la réponse. Une des composantes du système éducatif est de construire un meilleur système de repérage pour élèves et parents dans ce que peuvent être les filières à l’issue d’une orientation. Il s’agit de mieux appréhender la possibilité à un moment donné de faire des choix et de mieux construire ces choix. Plus on le fait en termes de sensibilisation et non pas en termes de pression, plus cela permettra de déstresser une partie des parents et des jeunes. Il s’agit aussi de donner plus de ressources aux enseignants pour qu’ils soient capables d’être des médiateurs et de permettre aux jeunes de mieux intégrer l’idée que le parcours que l’on va faire n’est pas forcément un parcours d’exclusion, mais c’est aussi un parcours choisi et qu’il peut mener à des métiers possibles et différents. Cela devrait aider à faciliter la quête d’une occupation une fois que le marché de travail aura récupéré sa santé.
    - Faut-il donc attendre une amélioration des conditions de l’environnement économique?
    - Non, ce qu’il faudrait faire c’est s’y préparer en travaillant sur l’accompagnement, la compréhension de la démarche de l’orientation, sur celle des métiers et des univers professionnels, sur la possibilité de faire des choix. Il faut aussi trouver des médiateurs, des ressources pour ces médiateurs de sorte à mieux appréhender la question et mieux accompagner le jeune dans son choix mais aussi les parents dans le choix de leurs enfants, et puis, travailler en parallèle sur la création d’emploi et le développement économique.
    - Quelles sont les filières les plus demandées actuellement en France?
    - Les filières traditionnelles, comme celle de la médecine ou du droit, sont très demandées. Les filières sociales le sont tout autant. Mais en même temps, on remarque une désaffection à l’égard des filières scientifiques, celles basées sur les mathématiques, les statistiques ou la physique alors que les besoins sont extrêmement importants.
    On a vraiment un défi très important à relever: faire comprendre ce que sont les métiers scientifiques et les filières qui peuvent y mener. C’est le cas particulièrement des jeunes filles qu’il s’agit de sensibiliser à l’idée que les métiers scientifiques sont des métiers mixtes comme les autres. Le cas des métiers de l’informatique qui se développent aujourd’hui énormément mais les formations sont très peu empruntées par des femmes ou des jeunes filles.
    - Cela correspond-il à la demande du marché ?
    - Il existe en effet une demande du marché tournée vers les métiers scientifiques, une demande que l’on n’arrive pas à couvrir. Le marché est aussi caractérisé par la faiblesse de la demande sur les métiers à dominante plus littéraire ou plus sociale, et pour lesquels on a plus d’étudiants et d’étudiantes qui s’y inscrivent.
    - Cela ne suppose-t-il pas qu’il est nécessaire de revoir les schémas classiques de formation afin de mieux s’adapter à la demande du marché?
    - En tout cas, il faut qu’à un moment donné, on puisse avoir une double lecture des schémas de formation. D’une part, une lecture académique, qui concerne le socle du savoir, les exigences en matière de connaissances, et une autre en termes de capacités que peuvent avoir les jeunes à réaliser un certain nombre d’activités en mobilisant les compétences qui sont les résultats de leur apprentissages.
    Propos recueillis par Ali ABJIOU

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