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    Economie

    TPE: "Elles ne sont pas encore dans l'engrenage de la croissance"

    Par L'Economiste | Edition N°:4426 Le 23/12/2014 | Partager
    Encore vulnérables, les TPE représentent pourtant un grand potentiel de développement
    La plupart mal informées sur les relations avec la CNSS, le fisc ou la sortie de l'informel...
    Il est urgent d’opérationnaliser les programmes d'accompagnement

    En tant que vecteur de l’innovation et du développement économique, la TPE mérite un réel accompagnement, précise Amal Cherif Houat, présidente du forum

    - Quel bilan dressez-vous au terme des cinq étapes et contacts directs avec les TPE lors de votre périple?
    - Amal Cherif Houat: Ce forum est en adéquation avec plusieurs programmes pour la promotion de l’esprit entrepreneurial. Des programmes avec des forces mais aussi avec des zones de fragilité. Ces rencontres régionales nous ont permis d'abord de dresser l'état des lieux des programmes déjà mis en place comme Moukawalati, les Jeunes promoteurs et le Millenium challenge. Nous avons ainsi accompagné 400 petites entreprises. Nous avons pu comprendre leurs difficultés financières et la gravité des contentieux avec les banques. Nous avons aussi compris que ces entreprises étaient mal informées sur les relations avec la CNSS, la direction des impôts et de l'approche à adopter afin de bénéficier des marchés publics. Des difficultés que devait pallier la stratégie nationale de la TPE initiée par le gouvernement, et qui n’est pas encore opérationnelle! Ce qui est inquiétant, c’est qu’on est encore dans la phase d’encouragement au lieu d’être en mesure d’opérationnaliser toutes les réformes lancées.

    - Quels sont les critères choisis pour cibler certaines régions au lieu d’autres?
    - Nous avons ciblé les régions ou villes qui ont déjà signé des contrats-programmes dans le cadre de la stratégie nationale de promotion de la TPE. Des régions qui se caractérisent par le dynamisme de leurs institutions locales. Ce qui nous a permis de bénéficier de l’expérience des chambres régionales de commerce et services, des CRI, l’OFPPT, l’Anapec, l’ANPME et les confédérations locales de la CGEM. Des institutions qui peuvent enrichir les décisions prises à Rabat. De plus, c’est dans ces régions que les TPE sont vulnérables alors qu’elles suscitent les espoirs de croissance.

    - Quel a été votre message à ces entreprises?
    - Nous avons sensibilisé ces TPE à leurs responsabilités citoyennes. Les atouts compétitifs qu’elles ont à gagner en régularisant leurs activités. Idem pour les entreprises qui sont dans l’informel et qui ne savent pas qu’il y a des mesures incitatives pour faciliter leur régularisation. Nous avons insisté sur la nécessité d’instaurer un accompagnement pré-création et post-création de l’entreprise. Il ne suffit pas de proposer des business plans mais de spécifier des profils qui peuvent réussir.
    Propos recueillis par Ali KHARROUBI

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