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Prix de L’Economiste de la recherche
Kamal Oudrhiri: Une place dans l’espace...

Par L'Economiste | Edition N°:4425 Le 22/12/2014 | Partager
Comment un Marocain s’est imposé à la Nasa
Nourrir ses rêves et… travailler dur

Un Marocain de la Nasa? Oui ça attire forcément des foules. Kamal Oudrhiri, ingénieur en télécommunications à l’Agence spatiale américaine, est aujourd’hui à la tête de l’équipe de radio-science du fameux robot «Curiosity» qui explore actuellement la planète Mars. Sa carrière reste l'archétype de la vie scientifique de haut niveau et le prestige intellectuel d'appartenir au centre de recherche le plus prestigieux et le plus convoité au monde, la Nasa. Dès qu'il prend la parole, le conférencier de cette dixième cérémonie de remise du Prix de L'Economiste de la recherche en économie fascine. L'assistance est emportée dans un véritable voyage où les unités de déplacements se mesurent en années-lumière. L'exercice n'est pourtant pas facile. Il faut veiller à la fois à susciter  des vocations chez des jeunes au moment où tous ne pensent pas naturellement faire carrière à la Nasa mais aussi toucher des profils  qui ne tenteront pas nécessairement un parcours scientifique mais ont besoin de comprendre à quoi ça sert. Oudrhiri aimerait bien disposer de plus de temps pour développer avec fascination ce qu'il explore, histoire d'apporter un éclair de rêve à travers des études qui peuvent extrêmement dure mais qui se révèlent finalement gratifiantes. Lui et sans doute ses collègues de la Nasa sont privilégiés dans ce minutieux travail de compréhension de l'Univers. Une chasse gardée des grandes puissances? Oudhriri n'en est pas convaincu. Les moyens ne sont pas un obstacle. La recherche spatiale est à la portée de tous, à condition d’investir dans la formation. "Aujourd’hui, un pays comme l’Inde a réussi à placer une sonde en orbite autour de Mars avec un budget qui ne dépasse pas les 74 millions de dollars".
Oui mais, en premier, comment devient-on chercheur à la Nasa? Un conseil reviendra tout le temps: persévérer, travailler dur et croire en ses rêves. Oui tout a commencé par des rêves. D'abord des rêves d'adolescent  scotché à quelques numéros de Science et vie "empruntés au frère aîné", puis subjugués par les chefs-d'œuvre du grand écran, la guerre des étoiles, Star Trek ou encore «2001, l'odyssée de l'espace». Des références cinématographiques et de lecture qui ont probablement nourri les premières ambitions astronomiques. Ensuite des appétits de combativité et d'excellence à la faveur d'autres réussites marocaines, sportives cette fois-ci: la légendaire épopée des Aouita, El Moutawakkel de 1984 ou encore de la dream-team de Mexico 86 (où Oudrhiri curieusement s'identifie à un joueur, très combatif mais pas nécessairement le plus talentueux, le défenseur Mustapha Biaz).
Aujourd'hui, les préoccupations de l'ingénieur marocain  sont beaucoup plus immédiates. Comme de veiller au moindre petit détail pour la mission "planetary radio scientist" sur Mars qu'il supervise. Un projet d’une haute importance et qui rappelle encore une fois une partie des vocations de la Science et de la Recherche, continuer d'ouvrir de nouveaux horizons et tenter d’expliquer la complexité du monde.

Ils ont été invités d’honneur…

- 2008: Salaheddine Mezouar

Pas de langue de bois, beaucoup d’audace. C’était le style Mezouar. L’actuel ministre des Affaires étrangères a animé une conférence sur le budget. Il s’est montré prolixe sur le sujet budgétaire. Des thèmes comme la régionalisation ou la masse salariale de l’Etat ont été abordés sans détour. «Nous avons dépassé la vision du maintien des équilibres et de la logique comptable», a-t-il insisté. Valorisation des ressources naturelles, plan Emergence, refonte de l’agriculture… ont aussi été évoqués.

- 2010: Yassir Zenagui

L’ex-ministre du Tourisme a saisi l’occasion de la 6e édition pour présenter l’un des axes stratégiques de la Vision 2020 du tourisme: la formation. Le pari est de s’adapter aux nouvelles exigences d’un tourisme moderne en constante mutation, a-t-il lancé devant un parterre d’étudiants, de chefs d’entreprises, décideurs et universitaires. «Cette initiative constitue un pont entre le monde de l’entreprise et le cycle supérieur des études. Elle permet également à nos jeunes étudiants de s’intéresser de près au marché de l’emploi et de mieux coller à ses attentes», a insisté Zenagui.

- 2011: Rachid Belmokhtar

L’Education nationale doit être attribuée à des technocrates et non à des politiciens. C’est l’une des idées fortes retenues lors du débat suscité par l’intervention de Rachid Belmokhtar, ministre de tutelle.  La problématique liée à l’avenir des jeunes a aussi été abordée. La grande enquête L’Economiste-Sunergia confirme le conservatisme des jeunes. «L’enquête montre que les jeunes veulent l’autonomie, mais pas l’indépendance».

- 2012: Alain Bentolila

Lors de la 8e édition, c’est le célèbre linguiste français, Alain Bentolila, qui a été l’invité d’honneur. Il a donné une conférence sur l’éducation comme arme contre la barbarie, face à une salle archicomble, où jeunes lauréats côtoyaient de grandes personnalités… La défense des libertés était au cœur du débat. Il s’agissait de définir le meilleur moyen pour doter les générations montantes des armes nécessaires pour faire face aux discours manipulateurs et au recours à la violence. Car, «la barbarie se combat en inculquant aux jeunes des valeurs, et en fabriquant de vrais résistants intellectuels», précise Bentolila.

- 2013: Mohamed Najim

L’édition 2013 a été animée par le professeur Mohamed Najim, directeur du laboratoire Total-CNRS à l’Université de Bordeaux. Axée sur la recherche et le développement, son intervention a été l’occasion pour plusieurs polémiques de refaire surface. Mohamed Najim s’indigne: «Au Maroc, la situation se dégrade et le nombre d’enseignants-chercheurs continue de diminuer… Malheureusement, la matière grise dans le pays est en voie de disparition».
Des efforts sont nécessaires pour encourager la recherche, avec des rémunérations en hausse et des promotions», a suggéré le chercheur.


Aziza EL AFFAS

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