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Entreprises

Placements: Les compagnies d’assurances en quête de rendement

Par L'Economiste | Edition N°:4425 Le 22/12/2014 | Partager
Le recul des taux obligataires problématique pour le réinvestissement
La rémunération des contrats d’assurance-vie pourrait être affectée
La Bourse ou encore les investisseurs en capital prêts à attirer les capitaux des assureurs

En un an, les taux obligataires ont baissé jusqu’à 200 points de base (2 points de pourcentage)

Les placements des assureurs ont atteint 126 milliards de DH à fin 2013, soit 13% du PIB. Ils ont rapporté 3,3% contre 3,5% une année plus tôt. La baisse des rendements sur le marché obligataire, où ils sont fortement exposés, pourrait profiter à d’autres classes d’actifs notamment le marché actions

sur certaines maturités. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui peuvent emprunter à moindre coût. Le mouvement profite aussi aux assureurs dont 48% des placements (55 milliards de DH à fin 2013) sont réalisés sur le marché obligataire. C’est la règle: lorsque les taux baissent, les anciennes obligations prennent de la valeur. En revanche, pour le réinvestissement, la diminution des rendements obligataires est problématique. Cela l’est surtout pour les compagnies fortement positionnées sur l’assurance-vie. Elles doivent préserver l’épargne collectée et en même temps assurer des rendements attractifs sur les contrats d’assurance-vie pour être compétitives. Le respect du premier critère ne leur laisse pas beaucoup d’alternatives. «En assurance-vie, les compagnies continueront à privilégier les placements en obligations car elles doivent sécuriser l’épargne des assurés quelle que soit l’évolution des taux. La garantie du capital est le point fort de l’épargne assurantielle», confie Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Actuellement, 60% des investissements opérés sur le compartiment obligataire sont affectés aux opérations d’assurance-vie. Les assureurs se positionnent principalement sur les bons du Trésor, les émissions des banques ou encore celles des établissements publics (émissions garanties par l’Etat).
Pour le reste, les compagnies ont un peu plus de choix pour placer leurs capitaux. Certaines pourraient être plus dynamiques sur d’autres actifs, particulièrement les actions cotées.

Les actifs obligataires et les actions cotées absorbent 72% des investissements des compagnies d’assurances. En Bourse, les opérateurs sont principalement exposés au risque bancaire. Les deux premiers assureurs du marché ont des liens capitalistiques très forts avec deux des trois premières banques de la place

«Il y aura des arbitrages et des positionnements sur des valeurs de rendement en attendant des conditions plus favorables sur les taux. Nous avons aujourd’hui un marché actions qui offre un rendement de dividende de l’ordre de 4%», confie Kawtar Johrati, directeur général de l’Asset management à Cnia Saada. La remontée des cours depuis début 2014 est un avantage supplémentaire pour les actions inscrites à la cote. 
En dépit de la crise de la place, les assureurs ont jusqu’ici préservé leur portefeuille. Le rendement net des placements effectués en direct est resté stable à 3,5% sur les trois dernières années. Tous les grands secteurs sont représentés dans le portefeuille, mais les assureurs ont une préférence pour les valeurs bancaires. Ils y ont investi 22 milliards de DH à fin 2013 soit 73% de leurs allocations directes au marché actions. Même si le secteur bancaire a traversé deux années difficiles en 2011 et 2012, la baisse des cours a été en partie compensée par la distribution de dividendes. Par ailleurs, la faible pondération des autres secteurs – immobilier 6%, télécoms 4% ou encore agroalimentaire 3% – permet d’atténuer leur contre-performance sur le portefeuille. Les compagnies ressentent plus la crise du marché sur leurs placements à travers les OPCVM. Le rendement net à ce niveau s’est dégradé à 0,5% en 2013 après s’être établi à 3,1% l’année précédente. Toujours est-il, un regain d’intérêt pour les actions cotées pourrait être freiné par la volonté du régulateur de pousser les assureurs à rééquilibrer leur portefeuille. Aujourd’hui, leur exposition est très élevée par rapport aux niveaux observés sur les marchés plus matures. Certains acteurs du marché, particulièrement les investisseurs en capital, comptent bien profiter de la situation pour convaincre les assureurs à investir davantage dans le private equity. Une étude menée par le cabinet Fidaroc Grant Thornton révèle que cette classe d’actifs offre un rendement similaire aux actions cotées sur un horizon long. Il reste que pour les assureurs, en dehors du risque, les délais et le retour sur investissement sont jugés longs. «Nous ne pouvons pas avoir une forte exposition sur cette classe d’actif», estime Johrati.

Franck FAGNON

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