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Entreprises

Noor II et III
Masen promet des tarifs compétitifs

Par L'Economiste | Edition N°:4425 Le 22/12/2014 | Partager
Le stockage sera supérieur aux 3 heures de Noor I
Garantie de rachat et choix technologique… ce qui a convaincu les bailleurs de fonds
Au moins 4 des 6 contrats sont des prêts

Une bonne partie des financements obtenus est sous forme de prêts, Masen assure avoir obtenu des taux « en deçà des conditions de marché ».  Le développement de la 1re phase en solaire thermique (CSP) a déjà commencé

Le facteur coût/kWh demeure l’un des impératifs dans les dossiers des candidats à l’adjudication de la deuxième phase du Plan solaire marocain (Noor II et III). En marge du closing financier des bailleurs de fonds – 17 milliards de dirhams ont été levés après divers organismes internationaux et multilatéraux – Mustapha Bakkoury a finalement lâché quelques indiscrétions sur les clauses du contrat avec le futur adjudicataire du projet, qui devrait être connu dans les jours à venir (début 2015). «Le coût de production sera moins important que ce qui était prévu», explique le président de directoire de Masen. «Nous arriverons à des prix meilleurs que Noor I avec des paramètres de stockage dépassant les 3 heures de la première phase». Le site intégrera un système de refroidissement à sec, pour optimiser les ressources hydriques de la région, le CSP étant un très grand consommateur d’eau. Les travaux devraient durer une trentaine de mois.
Le contrat prévoit aussi un taux d’intégration  industrielle de 30%, entre génie civil, mécanique et électrique, la construction des réservoirs de sel et réseaux de câble. Pour la première phase, le prix/kWh proposé par l’adjudicataire est de 1,6 dirham, 21% de moins que la meilleure offre concurrente. Le choix technologique, justement, semble avoir été un argument convaincant pour les bailleurs de fonds. Au-delà des garanties de rachat et le modèle de contrat proposé pour le développement du complexe Noor, c’est aussi parce que la filière CSP a beaucoup gagné en compétitivité sur le photovoltaïque, ces dernières années.  Selon de récentes projections, le solaire thermique devrait être moins cher que le solaire photovoltaïque, et aussi bon marché que l’éolien et les centrales à charbon, à l’horizon 2020. «Une baisse significative des coûts du CSP a marqué la baisse des coûts pour Noor I et Noor II», soutient Simon Grey, directeur Maghreb de la Banque mondiale. L’institution financière a misé 400 millions de dollars sous forme de prêt, en contribution aux coûts de développement de Noor II et III.
Par ailleurs, une bonne partie des 17 milliards de dirhams obtenus par Masen est constituée de dettes. Au moins 4 des 6 contrats signés sont des engagements de prêt. Du côté de l’agence, l’on assure que tous ces crédits ont été obtenus à des taux «bien en deçà des conditions de marché, en dépit de la conjoncture», comme l’explique Dayae Oudghiri, membre du directoire de l’agence. Même l’AFD, en situation de «limitation de ses interventions», a tenu à être sur Noor III, à défaut de contribuer aux deux projets, avec un financement bien symbolique de 50 millions d’euros. Selon Eric Baulard, directeur de l’AFD, les «conditions prudentielles» qui caractérisent désormais les interventions des organismes français de crédit ont pesé sur les engagements de l’organisme d’aide au développement. «La technologie choisie est compétitive», explique Wolfgang Reus, directeur Mena de la KfW Development Bank. L’organisme a posé 654 millions d’euros sur la table pour sa contribution aux projets. La Banque africaine de développement pour sa part a approuvé un engagement de prêt de 100 millions d’euros. Le Fonds pour les technologies propres (Clean Technology Fund) a aussi conclu des contrats de prêt d’un montant total de 238 millions de dollars. Quant à la Banque européenne d’investissement, elle s’est engagée sur un montant de 150 millions d’euros.

Noor IV dès début 2015

Masen semble avoir pris le rythme. Le processus d’adjudication de la dernière et plus petite phase du complexe, Noor IV, devrait être lancée dès début 2015. Cette phase porte le développement d’une capacité de 50 MW en technologie photovoltaïque. «Nous sommes arrivés à un processus assez long, malgré les incertitudes. Il fallait privilégier une mise en œuvre déterminée, mais progressive», explique Mustapha Bakkoury.
Les financements obtenus des bailleurs de fonds s’ajoutent aux dons de 90 millions d’euros octroyés par l’UE. Cette intervention entre dans le cadre de l’Initiative de facilité d’investissement pour le voisinage, avec 40 millions d’euros destinés à Noor II et 50 millions d’euros  pour Noor III. Pour rappel, l’objectif est d’arriver, à l’horizon 2020, à un mix énergétique CSP-PV sur le site de Ouarzazate pour une capacité globale de 500 MW. Masen rassure sur le respect du calendrier, malgré un décalage de quelques mois. La première phase, de 160 MW, devrait être livrée dans les délais.

Safall FALL

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