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    Politique

    Ghellab: La régionalisation toujours sur le papier

    Par L'Economiste | Edition N°:4424 Le 19/12/2014 | Partager
    Absence de loi et de financement
    2 milliards de DH pour chaque région

    «Peu importe le parti qui va remporter les élections dans telle ou telle commune. L’enjeu n’est pas qui va gagner, mais quels progrès va-t-on réaliser», dixit Karim Ghellab, député et membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal

    Tournant décisif pour la classe politique. «L’enjeu est de jeter les bases d’une gestion démocratique régionalisée, aux divers niveaux économique, social et politique», précise Karim Ghellab, député et membre du comité exécutif du parti de l’Istiqlal. Or, les prochaines consultations électorales ont cette particularité de se dérouler, pour la première fois, dans le cadre de la nouvelle Constitution. Ce qui devrait se traduire par la mise en place d’institutions à la hauteur des principes, valeurs et idéaux contenus dans la loi fondamentale. «Mais à six mois du calendrier retenu par le gouvernement, Ghellab s’étonne du  retard pris dans l’élaboration des lois électorales». Le député a par ailleurs l’ambition de prendre les rênes de la mairie du Grand Casablanca. Ses déclarations dans l’émission de Atlantic Radio «Samedi de vous connaître» renseignent sur ses positions. L’émission sera diffusée le samedi 20 décembre de 10 à 11 heures et rediffusée le jour même entre 17 et 18 heures. Le projet de régionalisation avancée censé accélérer le développement économique et social est encore non finalisé. Plus grave encore, sa mouture actuelle est vide dans la mesure où il ne statue ni sur les attributions des conseils régionaux ni sur le financement des régions. A cet effet, le député de l’Istiqlal et ex-président de la Chambre des représentants propose de doter  chaque région d’un financement de 2 milliards de DH par an à prélever sur le budget général de l’Etat. Ce qui se traduirait par la création de 12 moteurs de développement à proximité des populations. «Et c’est un minimum pour assurer la crédibilité des pouvoirs publics en ce qui concerne la gestion décentralisée», estime Ghellab. A ses yeux, les discours tout comme la qualité des textes de loi semblent s’écarter de cet objectif. La démocratie, c’est des principes, des valeurs mais aussi des lois et des institutions qui doivent les refléter. Par la mise en place du minimum prévu par la Constitution en termes d’éducation, de santé, de croissance économique, de sauvegarde de l’environnement et de développement de manière générale.  Surtout à la veille de cette phase cruciale qui sera marquée par les élections communales. «Les lois sur les provinces et les régions doivent traduire ces objectifs, au demeurant inscrits dans la loi fondamentale», rappelle le député istiqlalien. A charge pour le gouvernement de faire en sorte que les lois organiques déclenchent les sauts qualitatifs attendus. 
    «Quant à l’opposition, elle se distingue désormais par une maturité politique, matérialisée notamment par la proposition d’amendements communs à tous les partis la composant», se félicite Ghellab. Ceci, via une coordination qui se fait au niveau des groupes parlementaires et des instances dirigeantes. Mieux, la cause de l’intégrité territoriale fait désormais partie intégrante de la diplomatie partisane. Et la candidature de Ghellab pour un second mandat à la tête de la Chambre des représentants avait été soutenue par tous les partis de l’opposition.


    A. G.

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