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    Meknès: Les «ferrachas» envahissent la médina

    Par L'Economiste | Edition N°:4423 Le 18/12/2014 | Partager
    Les commerçants montent au créneau et s’adressent au chef du gouvernement
    Libération du domaine public, réhabilitation de la médina, sécurité… en tête des doléances

    Les commerçants de la vieille médina de Meknès ont exprimé leur colère contre la prolifération des marchands ambulants. Leur manifestation, lundi dernier, s’est déroulée en présence d’un dispositif sécuritaire énorme

    Les commerçants de la médina de Meknès ne sont pas contents du tout de la prolifération des «ferrachas». Après les multiples plaintes exprimées à plusieurs niveaux (commune, wilaya, préfecture de police…), mais sans aucun recours, ces derniers ont organisé un sit-in, ce 15 décembre. Ils se sont donnés rendez-vous devant Bab Mansour, un des sites historiques les plus visités de la capitale Ismaïlienne, pour exprimer leur colère. Selon eux, la crise bat son plein et les fermetures de magasins se multiplient. La raison: à la prolifération des marchands ambulants s’ajoutent l’absence d’une vision intégrée pour le développement du commerce, le tourisme et les habitations qui menacent ruine, la précarité des réseaux d’assainissement, en plus de l’insécurité. En tout, ce sont quelque 7 points qui ont été répertoriés par les commerçants qui ont manifesté, malgré les intempéries, et, il faut le dire, en présence d’un énorme dispositif sécuritaire. Dans un communiqué, dont L’Economiste possède copie, l’Association professionnelle des commerçants de l’ancienne médina (Apcam) considère cette première manifestation comme «un appel au respect du droit de l’économie formelle qui participe au développement du pays». «Nous sommes fatigués. Nous n’arrivons plus à joindre les deux bouts.
    Face au mutisme des responsables locaux, nous adressons notre dossier revendicatif au chef du gouvernement parce que la situation économique et sociale s’est gravement détériorée», scandent-ils. Ils déplorent également une grande baisse du chiffre d’affaires par rapport aux années précédentes. L’une des principales causes n’est autre que l’émergence des marchands ambulants qui sont de plus en plus nombreux et vendent presque les mêmes produits que les magasins. «Nous appelons la commune urbaine à prendre des actions d’envergure pour libérer ces espaces et ce en coordination avec les services de la wilaya, la préfecture de police et les différents services concernés par l’organisation de l’activité commerciale», souligne un commerçant. «Il est anormal que ceux qui s’acquittent de leurs obligations ne vendent que des miettes alors que les vendeurs à la sauvette voient leurs activités prospérer», regrette-t-il. Il est des endroits où, en plus d’une circulation très dense, s’ajoute l’anarchie qui règne sur les lieux. Ici, nombreux sont les vendeurs ambulants qui envahissent, s’installent avec leurs marchandises sur les trottoirs et chaussées sans risque d’être inquiétés et au su et vu de tout le monde. Ils proposent toutes sortes de marchandises (vêtements, appareils électroménagers, fruits et légumes…). Outre la concurrence déloyale, les commerçants revendiquent la création de postes de police de proximité à la place Lahdim, porte d’entrée de l’ancienne Médina, la promotion de Meknès et la restauration des fontaines publiques…afin de renforcer l’attractivité de la vieille cité.
    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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