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    Economie

    Commerce extérieur: Le Maroc bipe dans les radars japonais

    Par L'Economiste | Edition N°:4423 Le 18/12/2014 | Partager

    Mizuno, DG de Jetro: «Il y a un secteur qui ne sonne peut-être pas encore très «japonais» au Maroc, et sur lequel nous souhaitons mettre l’accent, c’est l’industrie du contenu : les mangas, la musique, les jeux vidéo, les films...» 

    L’Agence japonaise pour le commerce extérieur (Jetro) ouvre un bureau à Rabat aujourd’hui. C’est le 77ème de son réseau et le premier au Maghreb. Son directeur Daisuke Mizuno, expose sa stratégie pour dynamiser les échanges entre les deux pays.

    - L’Economiste : Quelle sera votre stratégie pour développer le business entre le Maroc et le Japon?
    - Daisuke Mizuno: Jusqu’à récemment, les entreprises japonaises, de par leur proximité géographique avec l’Asie, avaient tendance à concentrer leurs efforts sur la Chine et le reste du continent asiatique. Toutefois avec la croissance économique soutenue que connaît le continent africain, un nombre croissant d’entreprises de notre pays s’y intéresse à présent. De par sa position géostratégique, à la croisée de l’Europe, du Moyen-Orient, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Amérique, le Maroc constitue une base idéale. Quand on rajoute à cet atout les perspectives favorables de croissance pour les prochaines années en Afrique du Nord et de l’Ouest, ainsi que les opportunités de partenariat avec les entreprises marocaines, dont l’expertise est déjà bien reconnue en Afrique, notamment francophone, vous avez là un nombre intéressant d’éléments très positifs.
    - Envisagez-vous des partenariats avec des organismes marocains?
    - Il est tout à fait primordial pour nous de travailler main dans la main avec nos partenaires marocains. C’est précisément dans cette optique que nous conclurons le 18 décembre, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de notre bureau de Rabat, une convention de coopération avec nos amis de l’Agence marocaine de développement des investissements et de Maroc Export. Bien sûr, cela ne doit pas être un accord de façade, nous nous attacherons à coordonner au jour le jour nos efforts avec l’ensemble de nos partenaires, l’AMDI, Maroc Export, mais aussi les ministères et les agences gouvernementales, les entreprises japonaises déjà implantées...

    - Quels secteurs ciblez-vous en particulier ?
    -Nous pensons qu’il existe de belles opportunités de développement dans l’agro-alimentaire. J’en profite pour faire passer un message : le plus grand Salon de l’agro-alimentaire en Asie, nommé Foodex, est organisé tous les ans en mars à Tokyo. Nous encourageons les entreprises marocaines à venir exposer sur notre pavillon afin de développer leurs débouchés au Japon tout en bénéficiant de conditions de participation très avantageuses et de conseils de spécialistes pour adapter leurs produits au marché japonais.
    Par ailleurs, je suis persuadé que l’expérience et la technologie des entreprises japonaises dans des secteurs plus traditionnels comme l’industrie automobile, l’énergie, l’environnement, ou encore les équipements médicaux et les infrastructures, peuvent apporter beaucoup au Maroc. Je remarque d’ailleurs qu’un certain nombre de ces secteurs coïncide avec les activités que le Maroc a mises en avant dans le cadre de son plan d’accélération industrielle.
    Propos recueillis par
    Hassan EL ARIF

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