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    Analyse

    «La greffe dépasse les capacités d’un seul CHU»

    Par L'Economiste | Edition N°:4423 Le 18/12/2014 | Partager
    Il faut renforcer la coordination entre les différents intervenants
    Et réviser la réglementation pour encourager le don d’organes

    Le Pr Mhamed Harif, directeur du CHU de Marrakech, recommande la mise en place d’un programme national de sensibilisation de la population sur le don d’organes

    - L’Economiste: Le CHU de Marrakech est un établissement jeune, mais il a réalisé des prouesses en matière de greffe d’organes. Quelle est la recette adoptée?
    - Pr Mhamed Harif:
    La démarche adoptée consiste à arriver à mobiliser l’ensemble du personnel (médical, technique et administratif) pour s’approprier ce projet. Ceci a permis la mise en place d’un comité de greffe dynamique. Actuellement, nous estimons disposer des moyens nécessaires, notamment humains, pour avancer dans ce chantier dans lequel d’ailleurs le Maroc enregistre un retard par rapport aux pays de la région. Pour ce faire, il faut accorder plus de moyens, activer la révision de la réglementation et encourager les opérations de dons d’organes au sein de notre société.

    - Outre les moyens humains, quels sont les autres volets à attaquer pour avancer dans ce domaine?
    - La greffe d’organes est un projet extrêmement complexe qui dépasse souvent les capacités d’un seul établissement. Cela impose une mutualisation des moyens et un renforcement de la coopération entre les différents établissements concernés: CHU, laboratoires, publics et privés… Sur ce volet, il faut rappeler la coopération du laboratoire Pasteur à Casablanca et du CHU Ibn Sina de Rabat pour effectuer les analyses HLA nécessaires pour la réalisation de nos premières opérations de greffe. Notre établissement est en train d’acquérir son autonomie dans ce domaine. Pour notre première opération de greffe de rein, nous avons fait appel à une équipe du CHU de Casablanca qui constitue un pôle d’excellence dans ce créneau. Cette coopération est également nécessaire dans le domaine de l’échange d’organes entre les différents CHU du pays.

    - Vous pratiquez depuis cinq ans maintenant, quel est votre bilan?
    - Notre CHU a été autorisé à pratiquer la greffe d’organes et cellules souches depuis 2009. Parmi nos réalisations, le projet de la banque des yeux opérationnelle depuis plus de deux ans. Elle constitue une vraie valeur ajoutée en matière de don de tissus comme les cornées et la membrane amniotique. Cette entité assure le traitement, la conservation et la délivrance des greffons selon des normes internationales de qualité et de traçabilité. Elle coordonne l’importation des cornées dont le nombre s’élève à 133 totalement greffées. A cela s’ajoutent 36 cornées prélevées localement dont 28 greffées. Toujours dans le même registre, il faut signaler que notre unité de greffe de moelle osseuse a réalisé plus d’une vingtaine de greffes de cellules souches hématopoïétiques aussi bien des autogreffes que des allogreffes. Pour la greffe de rein, plus d’une dizaine d’opérations sont à notre actif. Sans oublier le lancement cette année de notre CHU dans la greffe de foie avec deux opérations réalisées.
    Propos recueillis par N. E. A.

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