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    Evénement

    Check-up pour la ligne de précaution de liquidité

    Par L'Economiste | Edition N°:4423 Le 18/12/2014 | Partager
    Les experts du FMI attendus en janvier
    Capital immatériel: les calculs seront «marocanisés»

    - LPL: Le Maroc en ligne avec ses engagements
    Après l’évaluation du secteur financier en novembre dernier, les experts du FMI reviennent cette fois-ci pour apprécier les engagements du Maroc pour l’obtention de la ligne de précaution de liquidité (LPL). Il s’agit de la première revue de la seconde LPL. «Les points de repère ont été globalement respectés», assure le wali de Bank Al-Maghrib. A l’image du déficit budgétaire qui ressort en amélioration à fin octobre. Il s’est établi à 44,9 milliards de DH, contre 46,7 milliards un an auparavant. Il bénéficie notamment de l’allègement de la charge de compensation. Pour la Banque centrale, on devrait boucler l’année avec une charge de 33 milliards de DH, soit une économie de 2 milliards par rapport au montant budgétisé. La baisse du cours du pétrole a en partie favorisé ces économies. Le déficit de la balance des paiements s’améliore également. Il devrait s’établir à 6% cette année et poursuivre sa baisse à 5% en 2015. A cela s’ajoute le niveau des réserves de changes qui s’élève à plus de 177 milliards de DH, couvrant ainsi 5 mois et 5 jours d’importation de biens et services. Bank Al-Maghrib reste optimiste pour l’année prochaine. «Les réserves de changes devraient représenter 5 mois et 10 jours», estime Jouahri.

    - Panier du dirham: un réajustement n’est pas exclu
    Avec l’appréciation du dollar, la révision du panier du dirham (80% euro et 20% dollar) est plus que jamais attendue sur le marché. Un réajustement n’est pas du tout exclu par la Banque centrale. Il reste maintenant à s’accorder avec le ministère des Finances quant au timing. Plus de la moitié des exportations marocaines sont labellisées en dollar. Pourtant, la position actuelle du dollar représente un sacré avantage pour les exportateurs, notamment l’OCP, qui facture en monnaie américaine. Concernant les achats pétroliers, l’effet de la baisse du prix du baril reste contenu avec la hausse du dollar.

    - Capital immatériel: les calculs seront propres au Maroc
    Le Maroc va élaborer ses propres calculs pour la valorisation du capital immatériel. Les critères de calculs de la Banque mondiale ne sont pas totalement compatibles avec les spécificités marocaines, a laissé entendre Jouahri. La Banque mondiale limite l’amortissement des richesses naturelles à 25 ans. Or les réserves de phosphates dépassent largement ces seuils. Les richesses halieutiques et l’agriculture ne sont également pas intégrées dans l’approche de la Banque mondiale. Bank Al-Maghrib compte ainsi reprendre l’ensemble des calculs «rubrique par rubrique», sous le contrôle d’un expert de la Banque mondiale. Le travail portera sur une période d’une quinzaine d’années (1999-2013). La Banque centrale a fait également appel au Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour analyser les données recueillies. Celui-ci a constitué 6 commissions qui se chargeront de travailler sur les différents composants de l’étude (l’aspect humain, social, culturel…). Le calcul du capital immatériel permettra ainsi  de mieux évaluer et formuler les politiques publiques. Favorisant par la suite une meilleure distribution des richesses sur le plan local et régional.
    A. Lo

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