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    International

    Conflit israélo-palestinien
    Tel Aviv sur la défensive

    Par L'Economiste | Edition N°:4422 Le 17/12/2014 | Partager
    Un projet palestinien de résolution serait présenté aujourd’hui à l’ONU
    Objet : retour en 2016 aux frontières de 1967

    La guerre diplomatique entre Israel et l’Autorité palestinienne franchit un nouveau cap. Après un succès sur le vieux continent qui leur a valu des votes positifs de reconnaissance de leur Etat, les diplomates palestiniens ont été hier à Paris et à Londres pour mener une série d’entretiens. Objectif : promouvoir et faire passer leur projet de résolution à l’ONU.
    Le texte prévoit le retrait de la totalité des territoires occupés depuis 1967 d’ici à novembre 2016 et réclame un régime de protection internationale pour le peuple palestinien. Selon les responsables palestiniens, le projet est prêt et pourrait être présenté devant le conseil de sécurité de l’ONU. Bien sûr, Israël contre-attaque. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu était à Rome en début de semaine pour rencontrer le secrétaire d’Etat américain John Kerry. «Nous n’accepterons pas les tentatives visant à nous imposer des mesures unilatérales dans un délai déterminé, alors que l’islamisme radical se propage dans le monde entier», a prévenu Netanyahu à l’issue de la rencontre.
    En fait, malgré tout le soutien des pays européens et autres, c’est surtout le véto américain qui est à craindre. Les Palestiniens, soutenus par les États membres de la Ligue Arabe, espèrent que cette fois la Maison Blanche s’abstiendrait. Cela dit, malgré que les rapports entre Washington et Tel Aviv connaissent un coup de froid en raison du dossier nucléaire iranien, il n’est pas sûr que les Etats-Unis voudront perdre leur grand allié au Moyen-Orient. Mais en même temps, à l’heure où l’Administration américaine s’appuie sur une large coalition de pays arabes dans sa lutte contre l’organisation de «l’État islamique», c’est le moment où jamais de la convaincre de s’abstenir de voter...
    Parallèlement, les Européens ont élaboré un «plan B». En effet, un deuxième projet de résolution est initié par la France et soutenu par la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Ce projet de résolution appelle à la reprise des négociations sur la base des paramètres connus, c’est-à-dire coexistence de deux États dans les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale, moyennant le règlement du problème des réfugiés, mais en leur imposant une durée maximale de deux ans. Passé ce délai, et en l’absence d’accord, la France a indiqué qu’elle reconnaîtrait l’État de Palestine. L’idée de cette deuxième alternative est d’éviter un veto des Etats-Unis au Conseil de sécurité. Il est aussi question pour Paris de ne pas laisser Washington gérer seul ce dossier. «Dans le contexte d’absence de processus de paix qui nourrit les tensions sur le terrain, il est impératif d’avancer rapidement sur un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies», a affirmé Romain Nadal, le porte-parole  du Quai d’Orsay. Jusqu’à présent, les Américains se montrent plutôt prudents face à l’initiative palestinienne.
    Lequel de ces deux textes sera finalement soumis au vote des 15 membres du Conseil de sécurité, avec quel résultat... C’est tout l’enjeu de l’intense ballet diplomatique de ce début de semaine. D’ailleurs, le secrétaire d’Etat américain multiplie actuellement les entretiens en Europe pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien.
    M. L.

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