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    Emploi: Les recrutements repartiraient au 1er trimestre 2015

    Par L'Economiste | Edition N°:4422 Le 17/12/2014 | Partager
    Inde, Turquie, Etats-Unis, Irlande, Espagne … des jobs-machine
    Mais pas en Finlande, en Italie et en Suisse
    Conclusions du Baromètre Manpower

    Les employeurs d’Inde, de Taiwan et de Nouvelle-Zélande affichent l’optimisme le plus marqué pour la période de janvier à mars 2015, tandis que les perspectives les plus moroses sont observées en Finlande, en Italie, aux Pays-Bas et en Suisse

    «Comment anticipez-vous l’évolution des effectifs de votre entreprise au cours du prochain trimestre, jusqu’à fin mars 2015, par rapport au trimestre actuel?». C’est à cette question qu’a été consacré le Baromètre Manpower des perspectives d’emploi pour le 1er trimestre 2015(1). Les résultats de l’enquête mondiale sont plutôt flatteurs. Aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni, l’optimisme des employeurs se confirme de plus en plus. Dans le premier cas, les employeurs de l’hôtellerie et des loisirs affichent les intentions de recrutement les plus élevées. Les embauches devraient également aller bon train dans le secteur du commerce, où la confiance des employeurs est la plus élevée depuis le 1er trimestre 2001. Au Royaume-Uni, «c’est surtout grâce à un fort dynamisme dans le secteur de la construction qui permet au pays d’afficher au 1er trimestre 2015 son solde net d’emplois le plus prometteur depuis 2008», soulignent les experts.
    Le solde net d’emploi demeure également positif en Chine et au Brésil, mais le rythme des recrutements ralentit. Il devrait s’accélérer en revanche en Irlande et en Espagne.  C’est un optimisme prudent qui a été affiché par les employeurs en Allemagne. Le secteur des activités financières et des services aux entreprises créeraient le plus d’emplois. A l’inverse, l’industrie manufacturière au plus bas depuis plus de deux ans, «les employeurs anticipent les répercussions d’une baisse de la demande dans la zone euro».
    Les employeurs d’Inde, de Taiwan et de Nouvelle-Zélande retrouvent le moral et sont résolument optimistes. En revanche, l’Australie enregistre la prévision nette d’emploi la plus faible de la région Asie-Pacifique.
    ManpowerGroup a interrogé plus de 20.000 employeurs dans 24 pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Les prévisions font apparaître un solde net d’emploi positif dans 20 des 24 pays, contre 18 sur 24 au 4e trimestre 2014. Si les employeurs turcs sont confiants, ceux de Finlande, d’Italie, des Pays-Bas et de Suisse affichent les prévisions les plus moroses, mais aussi les seules prévisions nettes d’emploi négatives dans le monde. Les Turcs sont notamment encouragés par le dynamisme de l’industrie manufacturière. La demande soutenue de talents dans l’automobile et l’industrie textile devrait créer des opportunités pour les demandeurs d’emploi, selon les conclusions du baromètre Manpower. Un rythme d’embauches tout aussi soutenu est également attendu dans les secteurs pharmaceutiques et de la construction.
    L’horizon s’éclaircit timidement en France pour le troisième trimestre consécutif. Le secteur des activités financières et des services aux entreprises enregistre le solde net d’emploi le plus élevé. Fort de l’embellie attendue dans le secteur automobile français, le secteur de l’industrie manufacturière affiche sa première prévision nette d’emploi positive depuis près de deux ans. «Les chiffres sont évidemment de bonne augure alors que le chômage ne cesse d’augmenter depuis deux ans», analyse Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France. «Effectivement, sur le terrain, certains de nos clients entrevoient quelques signes positifs : la baisse du prix du baril, conjuguée à la dépréciation de l’euro, redonne un peu de visibilité à ceux qui souhaitaient investir…donc embaucher », dit-il. Par ailleurs, «il a été observé une tendance sensible à la relocalisation de certaines activités des entreprises de taille moyenne. Quant aux PME, elles prévoient une légère hausse de leur carnet de commandes au premier semestre 2015, ce qui aura aussi un effet mécanique sur l’emploi», commente le président de ManpowerGroup.
    Fatim-Zahra TOHRY

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    (1) Note de bas de page : Il a été réalisé dans 42 pays et territoires, du 16 au 28 octobre 2014, auprès de 65.000 employeurs environ issus d’entreprises privées et d’organismes publics dont 1.000 employeurs en France.

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