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    Culture

    Un thé au Sahara

    Par L'Economiste | Edition N°:4422 Le 17/12/2014 | Partager
    Un nouvel ouvrage qui retrace «l’épopée dans les provinces du Sud»
    Plus qu’un simple breuvage, un symbole d’hospitalité

    Dans les pays arabes et musulmans du Moyen-Orient, le thé est dit chaï ou tchaï ou encore châhi. Au Maroc on dit plus communément atây et warga (la feuille par excellence) chez les Maures sahariens, ateï s’entend du thé liquide.

    Malika Editions enrichit sa collection de livres de la série «Histoire et Sociétés du Maroc saharien» avec un nouvel ouvrage illustré sur le thème du thé, réalisé avec le soutien de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume.  «Le thé au Maroc saharien, un art de vivre légendaire» a pour auteur Ahmed Elbachir Damani, chercheur en histoire et patrimoine du Maroc. La préface est signée Abdelhak Lamrini, historiographe du Royaume et conservateur du mausolée Mohammed V. Les photographies de Hervé Nègre viennent enrichir le paysage pictural de l’ouvrage. Il a collaboré dans plusieurs projets du même type pour différentes maisons d’éditions. Chacun des portraits de ce photographe de reportage témoigne de son attention et de sa curiosité. Ce livre évoque l’introduction du thé dans le Maroc saharien, sa diffusion, ses règles de préparation, les différentes variétés… mais également le thé comme thème de réflexion ainsi que le changement des coutumes et la mutation de la société.
    « Les historiens sont unanimes: le Maroc a connu le thé au XVIIIème siècle, et sa diffusion a commencé dans certains milieux à travers le pays, à partir de la moitié du XIX ème siècle, dans le cadre des relations commerciales du Royaume avec les pays européens», souligne Abdelhak Lamrini dans sa préface. Le Sultan Moulay Ismaïl Al Alaoui recevait des cadeaux pour préparer la libération de captifs européens. Parmi ces cadeaux il aurait reçu du sucre et du thé.
    Plus qu’un simple breuvage, la 2ème boisson la plus consommée au monde après l’eau est au Maroc un art de vivre comme l’indique le titre de l’ouvrage. Au départ, cette boisson végétale est très appréciée pour ses propriétés désaltérantes au Sahara puis finit par être intégrée dans les traditions d’hospitalité et de convivialité. Le thé est une tradition qui fait partie de notre culture, il est consommé par des élites nanties mais aussi par des catégories sociales populaires. L’auteur souligne tout de même que le rituel du thé chez les habitants du Maroc saharien ne s’est répandu dans les différents milieux et catégories de la société que récemment, écartant ainsi le lait de chamelle, produit local par excellence. «L’adoption du thé par les populations sahariennes en tant que boisson d’hospitalité marque un bouleversement de leur vie quotidienne», précise l’auteur, et ce à travers son rituel de préparation ainsi que sa présentation. Ce breuvage stimulant, qui peut être servi dans diverses occasions, a des vertus thérapeutiques diverses. Il contient beaucoup d’antioxydants. On lui prête même des vertus toniques et digestives. «La simple vue de la théière versée dans les verres est déjà une jouissance pour les yeux, avant même le plaisir du goût», note Abdelhak Lamrini.
    Aïda BOUAZZA

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