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    Régions

    Tourisme: Le Nord met les bouchées doubles

    Par L'Economiste | Edition N°:4422 Le 17/12/2014 | Partager
    2,8 millions de visiteurs attendus à l’horizon 2020
    Le nombre de lits devra être multiplié par 3 pour y arriver
    De nouvelles compagnies aériennes devraient entrer en lice pour Tanger

    La région Nord a la cote auprès des nationaux. Le tiers des recettes touristiques de la Région est issu de cette clientèle fidèle
     

    Optimiste. Tel s’est montré Lahcen Haddad, ministre du Tourisme lors de son intervention en marge des 3èmes journées économiques organisées par la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Tétouan. La thématique cette année tournait autour du secteur du tourisme et le ministre n’a pas tari d’éloges sur les potentialités de la région, baptisée Cap Nord selon les ingénieurs du département du tourisme. «A l’horizon 2020, nous prévoyons une notable augmentation du nombre de visiteurs pouvant atteindre les 2,8 millions de touristes», a affirmé le ministre devant un parterre formé d’opérateurs du secteur, d’hommes d’affaires mais aussi de jeunes étudiants. Pour Haddad, Cap nord constitue une région exemplaire car elle permet d’aller dans le sens de la politique de son département de favoriser la diversification de l’offre touristique marocaine. «La région dispose d’un mélange que l’on ne retrouve que peu ailleurs du cachet culturel associé aux loisirs que suppose le balnéaire, en plus d’un arrière pays avec un fort potentiel en tourisme durable», affirme le ministre, ce qui permet de prévoir une croissance exponentielle des visiteurs lors des cinq prochaines années. Cap Nord peut bien devenir l’une des premières destinations touristiques du pays et même de tout le bassin méditerranéen, prophétise Haddad. Mais les retombées ne manqueront pas elles aussi de croitre. C’est le cas des emplois touristiques directs de la région qui doubleront pour atteindre les 26.000. Mais pour que ces projections puissent devenir réalité, il y a lieu de mettre en place l’infrastructure nécessaire. C’est le cas de la capacité litière qui croit à un rythme moins satisfaisant que prévu. Actuellement la Région dispose de 15.000 lits commercialisables, alors qu’elle devrait avoir atteint les 40.000 lits à l’horizon 2020, selon Haddad. Tanger a connu l’ouverture lors des dernières années de plusieurs unités hôtelières, elle devrait connaître l’ouverture d’autres lors des prochains mois, la côte tétouanaise aussi, mais il s’agit d’augmenter la cadence, selon Haddad. D’abord au niveau des investissements, mais aussi au niveau de l’augmentation de l’attractivité du secteur. D’abord en ce qui concerne l’emploi, le tourisme et ses métiers ne provoquent que peu d’engouement chez les jeunes. D’autre part, il y a lieu d’augmenter la taille et rendre plus concurrentielles les sociétés travaillant dans le secteur en plus de mettre en place une commercialisation à même de concurrencer les autres destinations de la Région, insiste le ministre.
    Actuellement, Cap Nord participe pour 13% du total des recettes issues du secteur touristique national, «un montant respectable», selon le ministre, mais qui peut largement être augmenté. La part du lion revient aux touristes nationaux qui en assurent plus du tiers, suivis de près par les Marocains du monde. Les touristes internationaux n’en assurent que le quart.
    La préférence des nationaux pour cette région est un excellent indicateur selon le ministre qui rappelle que dans les pays touristiques, la France par exemple, le marché intérieur est le premier moteur de l’activité touristique.

    Aérien: Des solutions de rechange

    Lahcen Haddad n’a pas manqué de se pencher sur le cas du transport aérien. «Nous sommes en pourparlers avec plusieurs compagnies pour pouvoir connecter Tanger à diverses capitales européennes et combler le retrait de la RAM de certaines d’entre elles», explique le ministre, qui a affirmé au passage que son département n’a pas été informé au préalable de ces annulations. Il s’agira selon Haddad d’assurer une connexion sur toute l’année et pas seulement lors des périodes de haute saison, comme compte le faire le transporteur national. Le ministre tempère en affirmant que la région Nord dispose d’un atout unique, celui des connexions maritimes avec l’Europe. Cette voie expresse via le Détroit la connecte directement avec deux de ses principaux marchés internationaux, l’Espagne et le Portugal.

    De notre correspondant Ali ABJIOU

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