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    Economie

    Baisse du taux directeur
    BAM tire les leçons d’une inflation proche de zéro

    Par L'Economiste | Edition N°:4422 Le 17/12/2014 | Partager
    A fin octobre, elle s’établit à 0,3% et 0,4% attendu sur toute l’année
    Le taux directeur en baisse de 25 points de base est ramené à 2,5%
    La croissance ne dépasserait pas 2,5% en 2014 et 4,4% en 2015

    Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque centrale: Le scénario d'une déflation est totalement exclu malgré un niveau d'inflation historiquement bas

    En baissant son taux directeur de 25 points de base pour le ramener à 2,5%, Bank Al-Maghrib a fait un cadeau de Noël inattendu au terme de son dernier Conseil de l’année hier à Rabat. Le contexte macroéconomique s’y prête parfaitement, justifie le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri. Pour les autorités monétaires, c’était donc le moment d’injecter encore un peu de liquidités dans l’économie et du lubrifiant dans l’activité économique.
    La croissance a ralenti au deuxième trimestre à 2,3% contre 5% sur la même période de 2013. Cette contraction du PIB est imputable à la baisse de 2,6% de la valeur ajoutée agricole après une progression de 20,2%. En revanche, le PIB non agricole continue sur sa lancée avec une croissance de 3,2%, contre 2,6% au trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2014, la croissance devrait rester autour de 2,5% et se situerait, au vu des données actuellement disponibles, à 4,4% en 2015, traduisant la poursuite de la reprise des activités non agricoles et l’amélioration de la valeur ajoutée agricole. Sur le marché du travail, le taux de chômage a augmenté de 0,5 point en glissement annuel au cours du troisième trimestre, s’établissant à 9,6% et ce, en dépit d’une baisse de 0,3 point du taux d’activité. Au total, l’output gap non agricole demeure négatif, indiquant l’absence de tensions inflationnistes émanant de la demande. L’inflation n’a jamais été aussi basse, elle se rapproche de zéro, mais le gouverneur de Bank Al-Maghrib refute tout scénario de déflation. A fin octobre, le taux d’inflation s’établissait à 0,3% contre 2,1% pour la même période de 2013. Cette tendance reflète principalement le recul de 6,6% des prix des produits alimentaires volatils, contre une progression de 4,8%, et la décélération de 1,5% à 1,1% de l’inflation sous-jacente. Elle devrait s’établir à 0,4% pour l’ensemble de l’année 2014, à 1,2% en moyenne en 2015 et à 1,3% au terme de l’horizon de prévision, soit le premier trimestre 2016.
    Par ailleurs, les prix à la production industrielle ont accusé une nouvelle baisse de 2,7% en octobre après 2,5% en moyenne sur les neuf premiers mois de l’année.
    A ces éléments, il faut ajouter les marges de manœuvre que confère la chute des cours du pétrole sur les finances publiques (les dépenses de compensation sont en baisse de 20% depuis le début de l’année), son impact sur la balance de paiement et par ricochet, le renflouement des réserves de changes.
    L’objectif d’un déficit de 4,9% du PIB devrait être atteint avec la perspective de le ramener à 4,3% du PIB conformément aux chiffres du projet de la loi de Finances 2015, assurent les autorités monétaires. Le déficit hors privatisation s’établit à 44,9 milliards de dirhams à fin octobre (dernières données disponibles), contre 46,7 milliards pour la même période de l’année dernière.
    A. S.

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