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    International

    Lutte anti-jihadiste
    L’approche préventive

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Réunion de travail à Marrakech sur les terroristes étrangers
    Identifier le réseau de recrutement et enrayer le départ des combattants

    le Maroc et les Pays-Bas président l’initiative du groupe de travail sur les combattants terroristes étrangers. Ci-dessus Piet de Klerk ambassadeur des Pays Bas et Nacer Bourita , secrétaire général du ministère marocain des Affaires étrangères à l’inauguration de la 1ère réunion de travail de ce groupe qui poursuit ses travaux à Marrakech
     

    Promouvoir les bonnes pratiques en matière de lutte contre le terrorisme, notamment celui mené par les combattants terroristes étrangers. C’est un des objectifs de la réunion plénière du Groupe de travail du global Counterterrorism forum (GCTF) qui poursuit ses travaux à Marrakech jusqu’au 16 décembre. Cette réunion qui rassemble quelques 120 participants de 40 pays va donner un aperçu général des menaces que présentent actuellement les combattants terroristes étrangers. Ces derniers sont une double menace aussi bien pour leur pays d’origine que pour les pays par lesquels ils transitent. Et aujourd’hui de nombreux pays s’inquiètent du nombre croissant de gens, surtout de jeunes, radicalisés et séduits par la violence, qui se rendent dans des zones de conflit et ailleurs pour combattre ou suivre un entraînement aux côtés de groupes terroristes. Conscients de ce problème persistant le Maroc et les Pays-Bas ont lancé une initiative sous les auspices du Global pour s’attaquer au phénomène. Cette initiative a pour but de réunir des praticiens et des décideurs politiques des enseignements tirés, les bonnes pratiques élaborées et les difficultés rencontrées pour répondre à cette menace sous toutes ses formes. «La lutte contre le terrorisme passe inéluctablement par des efforts internationaux concertés afin d’identifier les réseaux de recrutement, les démanteler et enrayer ainsi le départ des combattants étrangers pour rallier les organisations terroristes sur les zones de conflit», insiste Piet de Klerk ambassadeur- envoyé spécial du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas. Par bonnes pratiques, les participants de la conférence de Marrakech entendent une approche "préventive" et surtout la création "programmes de réinsertion pour les combattants terroristes étrangers rentrant dans leur pays. «c’est que le phénomène des combattants terroristes étrangers a pris récemment une ampleur sans précédent avec des organisations terroristes dotées de moyens matériels importants, de combattants de diverses nationalités et d’armement sophistiqué qui menace à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de plusieurs pays à travers le monde» souligne le secrétaire général du ministère marocain des Affaires étrangères, Nacer Bourita. Malheureusement, la seule approche sécuritaire, malgré son importance, demeure insuffisante pour traiter les divers aspects complexes du terrorisme si elle ne prend pas en considération les facteurs à l’origine du phénomène, rappelle Bourita. Le Maroc, qui a été directement touché par le terrorisme en mai 2003 a déployé un dispositif national de lutte contre le phénomène et est aujourd’hui reconnu comme un pays aux capacités actives en matière de lutte contre les phénomènes terroristes qui guettent la sécurité et la stabilité des pays. A l'échelle nationale, le gouvernement marocain a adopté en septembre un projet de loi complétant sa législation antiterroriste. Il a par ailleurs lancé un nouveau dispositif de sécurité, baptisé "Hadar" et qui s’intègre dans la stratégie sécuritaire qui se base sur l’anticipation. Le dispositif fait intervenir l’armée, la gendarmerie, la police et les forces auxiliaires dans les aéroports, les gares et les lieux de rassemblements populaires.
    Badra BERRISSOULE

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