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    Mondial des Clubs
    Carton rouge pour la pelouse

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Une commission d’enquête diligentée dès samedi
    Complexe de Rabat: Une réhabilitation à 220 millions de DH!
    A elle seule, la pelouse a absorbé 5 millions de DH

    Les images des flaques du Mondial des Clubs font le tour du monde.

    Des flaques d’eau, des coups de raclettes, serpillères et pots de peinture… Voilà l’image que retient le monde du Maroc au lendemain des quarts de finale de la Coupe du Monde des Clubs

    Après le flop de la cérémonie d’ouverture de l’édition 2013, l’organisation du Mondialito pèche encore une fois par manque de professionnalisme. En témoigne la dégradation avancée de la pelouse du Complexe Moulay Abdellah lors des quarts de finale opposant les Mexicains de Cruz Azul aux Australiens de Western Sydney Wanderers. Ce qui a contraint les organisateurs à délocaliser la demi-finale au stade de Marrakech. Sauf que ce changement implique près de 10.000 places en moins vu que la capacité du stade de Marrakech est de 37.000 places seulement. D’ailleurs, hier lundi, des supporters se faisaient rembourser leur ticket à Casablanca, Rabat, Tétouan, Tanger…
    Ce couac du stade de Rabat pose encore une fois la question de l’attribution et du contrôle des marchés publics. D’ailleurs, le complexe vient de faire l’objet d’une réhabilitation générale (éclairage, gradins, pelouse, équipements…) qui a coûté 220 millions de DH. A elle seule, la pelouse a absorbé  5 millions de DH. Au lendemain du match de samedi dernier, une enquête a été diligentée pour arrêter les niveaux de responsabilité. «C’est un marché public qui engage la responsabilité des représentants de l’ensemble des ministères concernés, notamment  la Jeunesse & Sports, Sonarges, l’Intérieur et les Finances… ainsi que l’entreprise qui a remporté le marché», tient à préciser un spécialiste des marchés publics. La pelouse a, rappelons-le, montré ses premiers signes de dégradation dès le match d’ouverture, tenu le 10 décembre. Samedi dernier, les images retransmises par les chaînes internationales ont suscité l’indignation des Marocains et l’ironie des commentateurs sportifs. Pis encore, de sources proches de la Jeunesse et Sports, «le gazon posé au stade de Rabat serait identique à celui du Bernabéu!». D’ailleurs, le jardinier attitré du mythique stade madrilène aurait fait plusieurs déplacements pour s’assurer de la qualité de la pelouse. Pareil pour la commission de la Fifa qui a, selon la même source, «validé sans réserve la qualité du gazon et aurait même donné son accord pour la poursuite du match, malgré les fortes précipitations».

    Selon des experts, c’est le système de drainage des eaux qui a failli. La réfection n’aurait pas respecté les normes requises

    Ce jour-là, la pluviométrie a atteint des niveaux importants, mais pas inquiétants. Selon la Météorologie nationale, les pluies ont atteint 16mm samedi dernier à Rabat. Ce qui est loin des pics qui démarrent au-delà des 30 mm. De l’avis d’un cadre au Ministère de la Jeunesse et Sports, «il est prématuré de tirer des conclusions avant la fin de l’enquête sous 48 heures».
    Quoi qu’il en soit, des experts avancent que le système de drainage des eaux n’aurait pas été installé dans les normes. D’autres parlent du délai record de la pose. Selon des spécialistes, la pose d’une pelouse nécessite trois semaines de maturation. Après, il faut attendre 6 mois pour que la jeune pousse prenne. Or, pour le cas du complexe de Rabat, ce délai n’aura été que d’un mois. Ce qui est jugé insuffisant. Sur le plan technique, une bonne pelouse nécessite deux systèmes d’absorption des eaux de pluies. D’abord, le sol doit prévoir un système d’inclinaison avec des égouts. Ensuite, un système d’aspiration par le biais d’un sable spécial. Or, pour le cas de Rabat, «ce sable spécial aurait caillé au lieu d’absorber l’eau. Du coup, le drainage n’a pas fonctionné», suppose une source proche du dossier. En tout cas, pour l’heure, la responsabilité de l’entreprise n’est pas encore engagée et le ministre n’aurait toujours pas réceptionné ce marché. Une chose est sûre, l’entreprise n’a pas encore été payée.
    La commission d’enquête devrait déterminer les responsabilités. Les techniciens de la Jeunesse et Sports devraient vérifier les aspects techniques. Quant au département des Finances, il se penche sur le volet financier et les conditions de passation de ce marché. Le tout sous contrôle du département de l’Intérieur.
    A. At

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