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    Justice

    YouTube saisi pour le retrait du film «Zéro»

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Le producteur s’oriente vers le pénal
    La réponse du BMDA se fait attendre

    Avec près de 141.000 entrées et une recette guichet de 4,65 millions de DH, «Zéro» s’est classé à la tête du box-office en 2013

    Ce ne sera ni la première ni la dernière fois! Le long-métrage «Zéro» de Nour-Eddine Lakhmari a été piraté. Une plainte contre X a été signifiée par huissier de justice le 5 décembre au Bureau marocain du droit d’auteur (BMDA). Le producteur, la société timlif, se plaint «de contrefaçon de droits d’auteur et de vidéogramme en bandes organisées et de mise sur le marché informel de copies différentes de DVD destinés au visionnage illégal».
    L’affaire atterrit au moment où la projection du film tire vers sa fin. Créée en 2009, la société prévoyait sortir son propre DVD le 1er trimestre 2015 et le vendre à 15 DH. Même s’il a été court-circuité, le détenteur des droits maintient ses plans: «Nous avons investi en production et postproduction du bonus, montage des scènes inédites…» Ce nouveau fait «va par contre impacter la dimension quantitative (volume) de cette sortie qu’on sera amené à réévaluer».
    Le réalisateur déclare «ne pas connaître les détails» de la procédure en cours. Mais nous révèle que «YouTube a été saisi pour retirer Zéro et il l’a fait».  Une première à notre connaissance. Sauf que juste après, «des versions piratées ont poussé comme des champignons».
    Le metteur en scène a déjà connu pareille mésaventure en 2009. Son film, Casanegra, a été «copié et mis en vente 4 semaines seulement après sa projection». Forfait commis de surcroît «avec la complicité d’une personne interne (pas de timlif)». Tout en reconnaissant que «la lutte est difficile», l’artiste se déclare évidemment «contre le piratage».

    «Déconseillé au moins de 18 ans»

    Plus d’une semaine après avoir saisi le BMDA, l’avocate Zohra Hasnaoui indique «n’avoir toujours pas reçu de réponse. Même pas verbale…». Le Bureau, dont le directeur par intérim depuis juin 2014 est Badreddine Radi, se charge de «la protection et de l’exploitation des droits d’auteur et droits voisins», selon l’article 60 de la loi qui les régit. C’est à ce titre que l’organisme est censé «ester en justice pour la défense des intérêts qui lui sont confiés».
    L’avocate de timlif ne se fait pas d’illusion: «Nos institutions prennent généralement leur temps, y compris l’Office marocain de la propriété  industrielle et commerciale». 
    La société plaignante compte saisir le juge pénal. «La plainte est déposée contre X parce que le fauteur est indéterminé», explique Me Hasnaoui.
    La filiale de la holding RMK précise «avoir remonté la filière, pris des photos, acheté à Casablanca des copies illégales à 10 DH: Derb Ghallef, Derb Sultan et Maârif. Le long-métrage Zéro est le premier DVD Blue line (haute qualité d’image, de son…) à être piraté au Maroc», assure le producteur avec consternation. Car les copies piratées sont vendues alors que «le film est déconseillé au moins de 18 ans par le Centre cinématographique marocain».
    La loi sur l’audiovisuel protège le jeune public et le régulateur (Haca) veille sur son respect par les diffuseurs, chaînes télé et radios exclusivement.
    Faiçal FAQUIHI

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