×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Analyse/Enseignement supérieur
    Une cartographie de la formation bien floue

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Aucun observatoire pour le suivi des cursus et des lauréats
    Le nombre de filières d’ingénieurs triple entre 2007 et 2014
    Mais avec des redondances, faute de visibilité

    Jusqu’à aujourd’hui, il n’existe pas d’entité en charge

    Près de la moitié des établissements publics intègre les deux années de classes prépa et dispense ainsi un cursus de 5 ans. La deuxième moitié n’offre que le cycle d’ingénieurs. Le recrutement des étudiants se fait auprès des lauréats des CPGE (Classes préparatoires aux grandes écoles) et des bac+2 (DEUG, DUT,…)

    du suivi des formations et des lauréats de l’enseignement supérieur. L’observatoire prévu dans la loi 01-00 régissant le secteur il y a de cela 15 ans, censé assurer ce rôle, n’a tout simplement jamais vu le jour. La cartographie des cursus est pour ainsi dire un peu vague. Difficile d’obtenir des informations précises sur les filières qui marchent et celles qui piétinent, l’orientation des lauréats, les disciplines en déficit ou en sureffectif, … si ce n’est à travers les observations des différents intervenants du secteur. Cela est valable aussi pour les cycles d’ingénieurs. Il n’est même pas évident de connaître avec exactitude le nombre de lauréats, puisque les écoles en place relèvent de différents ministères, et que la coordination n’est pas toujours aisée.
    Quelques écoles d’ingénieurs ont développé leur propre cellule de suivi, mais elles sont peu nombreuses.  Depuis le lancement en 2007 du plan 10.000 ingénieurs à l’horizon 2010 (réalisé à plus de 100%), les établissements ont triplé le nombre de leurs filières accréditées. Celles du public sont passées de 54 en 2007, à 159 en 2014 (les filières des 3 écoles non universitaires ENFI, ERN, ERA, non comprises). De nouvelles écoles ont également été créées, comme l’Ensam de Casablanca (2012-2013), ou encore celles montées dans le cadre de partenariats public-public, comme School of aerospace engineering et l’Ecole supérieure privée d’ingénierie de l’énergie lancées par l’Université internationale de Rabat (UIR) et l’Ecole de Management Industriel relevant de l’Université Mohammed VI polytechnique.
    Les écoles ne disposaient cependant pas de visibilité sur l’offre globale de formation. Plusieurs ont ainsi développé les mêmes cursus et dans les mêmes régions.

    L’Ecole Mohammadia (EMI) est la première école d’ingénieurs au Maroc. Elle a livré sa première promotion (34 lauréats) en 1964. L’établissement, qui célèbre cette année ses 50 ans d’existence, compte à aujourd’hui 8.500 diplômés

     

    Le ministère de l’Enseignement supérieur compte sur la création des pôles technologiques regroupant les écoles d’ingénieurs à Rabat et à Casablanca pour rationaliser l’offre et éliminer les redondances. «Durant les réunions que nous avons tenues avec ces écoles dans le cadre du projet nous nous sommes rendus compte qu’elles ne se connaissaient pas du tout», avait confié le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, à L’Economiste.
    La formation des ingénieurs dans le public est répartie entre les écoles relevant des universités, celles chapeautées par divers départements ministériels, les Facultés des sciences et techniques (FST), et les Ecoles normales supérieures de l’enseignement technique (ENSET). Le système public compte 37 établissements (voir tableau).
    Dans le privé, 14 écoles offrent des cycles d’ingénieurs, dont 3 relevant d’universités privées (L’Université internationale de Casablanca, Mundiapolis et l’Université privées de Fès). Elles proposent 37 filières accréditées, notamment dans l’informatique, les réseaux et télécoms, l’ingénierie des systèmes automatisés, le génie industriel,…
    Deux nouvelles écoles ouvriront leurs portes l’année prochaine: L’Ecole centrale Casablanca et l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de l’Université Euro-Med de Fès. Mais en attendant l’observatoire, l’offre risque d’être toujours en décalage avec les besoins du marché.
    Ahlam NAZIH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc