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    Economie

    MRE: Birrou veut rapatrier les compétences

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Il cible les 16% qui ont un niveau d’études supérieures
    Leur savoir-faire sera utile pour l’industrie et les énergies renouvelables
    Mais les procédures administratives doivent être simplifiées

    Les 2/3 des MRE ayant un niveau d’études supérieures ont choisi de rester dans le pays d’accueil. Une panoplie d’obstacles comme la lourdeur administrative ne les encourage pas à rentrer au Maroc

    Rapatrier les compétences MRE. C’est l’ambition affichée par Anis Birrou lors d’une rencontre sur la contribution des compétences de la diaspora marocaine dans le développement du Maroc, organisée hier à Rabat. Le ministre de tutelle vise 16% des MRE ayant un niveau d’études supérieures et qui s’imposent dans les pays d’accueil. Parmi eux, 350 professeurs universitaires qui exercent dans la région du Québec et pas moins de 8.000 médecins à travers le monde.
    Le but de Birrou est d’«exploiter ces compétences dans l’intérêt du pays d’origine». Les responsables de son département considèrent que toutes les conditions sont réunies pour une implication optimale de ces expatriés dans le développement économique du Maroc. Ils misent particulièrement sur les profils jeunes qui représentent  70% de la diaspora marocaine.  Le ministre est catégorique : «il s’agit de s’acquitter d’une dette envers le Maroc». Pour séduire ces ressortissants, il a fait valoir l’offre dont dispose le Maroc dans différents domaines comme l’industrie et les énergies renouvelables. «Nous disposons d’une vision claire dans tous ces secteurs», a-t-il affirmé. En plus d’exploiter leurs compétences dans des secteurs productifs, Birrou ambitionne aussi d’impliquer les MRE qualifiés dans les domaines culturel, politique et sportif. Le secteur recherche et développement (R&D) n’est pas en reste. Sur ce point, le ministre de l’Enseignement supérieur, également présent, s’est dit prêt à financer les projets de R&D de la diaspora marocaine. «Mon département dispose des ressources financières nécessaires», a-t-il affirmé sans donner plus de précisions sur le montant qui pourra être consacré aux MRE. Lahcen Daoudi cherche notamment à rapatrier les ingénieurs en fonderie. «Le pays ne dispose pas de ces profils. Or des entreprises opérant dans ce domaine sont prêtes à investir au Maroc», a-t-il déploré.
    Inciter les MRE qualifiés à retourner au bercail ne sera pas une tâche facile. Aniss Birrou n’a pas caché les difficultés de les localiser. «La prochaine étape sera donc de les chercher», a-t-il dit tout en les appelant à se manifester.
    Tout le monde est conscient que les initiatives lancés pour mobiliser les MRE comme le portail Fincom destiné identifier ces compétences n’ont pas permis d’attendre les objectifs escomptés». Le ministre de l’Enseignement supérieur ne mâche pas ses mots : «certes les rencontres avec les MRE sont importantes, mais l’action l’est encore plus».
    Pour lui, il faudra préparer les conditions favorables pour rapatrier ces compétences, insistant particulièrement sur le développement des infrastructures nécessaires. «Comment peut-on demander à des footballeurs internationaux d’origine marocaine de jouer avec l’équipe nationale dans un stade comme celui de Moulay Abdellah à Rabat», ironise t-il. Pour la petite histoire, un problème de drainage des eaux de pluie a rendu la pelouse de ce complexe impraticable lors du match opposant les Mexicains de Cruz Azul aux Australiens de Western Sydney. Le ministre a également insisté sur l’importance de simplifier les procédures administratives. Des procédures qui constituent déjà un frein aux investissements de la diaspora marocaine. En effet, les dernières statistiques de la Fondation Hassan II pour les MRE font ressortir que les investissements des ressortissants marocains ne représentent que 10% du total des transferts.
    En plus de simplifier ces procédures, il faudra mettre en place des formules flexibles prenant en considération les contraintes de ces compétences, comme l’a souligné le ministre en charge des MRE. Anis Birrou donne l’exemple des professeurs qui pourront faire le déplacement pour dispenser des cours pour des périodes bien définies.

    Recherche et développement

    Le ministre de l’Enseignement supérieur a profité de sa rencontre avec les MRE pour faire des annonces. Lachen Daoudi a fait savoir que des discussions sont en cours avec la Chine pour ouvrir un centre de recherche scientifique maroco-chinois. Parallèlement, son département négocie avec les responsables allememands la possibilité d’investir dans une école d’ingénierie.

    Hajar BENEHA

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