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    Economie

    Handicap mental: Coup de colère des ONG

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    Elles dénoncent le non-paiement de la subvention 2013-2014
    S’ajoutent le manque de personnel qualifié et la non prise en charge dans le système scolaire
    Sit-in devant le Parlement dimanche 21 décembre

    «Dénoncer la marginalisation dont sont victimes 347.000 personnes en situation de handicap mental, le non-respect de leurs droits universels et la non- conscientisation par les décideurs et les institutions publiques de leur situation». C’est un message de «ras-le-bol» que l’Union nationale des associations œuvrant dans le handicap mental (UNHAM) a voulu faire passer hier lors d’une rencontre avec la presse. C’est d’ailleurs le but du sit-in qui sera organisé ce dimanche 21 décembre devant le parlement et qui verra la participation de 70 associations.

    «Aucun plan d’action concret»

    Selon les membres de l’Union, la ministre de la Famille et du Développement social, Bassima Hakkaoui, a reçu des associations la semaine dernière «sans leur apporter de réponses et en avançant le manque de moyens, nous laissant encore une fois dans le flou». Même les subventions, poursuivent-ils, ont été réduites de presque de moitié et certaines n’en bénéficient plus. Les associations «dénoncent le non-paiement de la subvention 2013-2014, ce qui constitue une violation flagrante des droits des personnes en situation de handicap tels que énoncés dans la Constitution marocaine et les conventions internationales». Pour l’UNHAM, si des mesures ne sont pas prises immédiatement, «les associations seront contraintes de fermer, 5 l’ont déjà été l’année dernière et probablement 5 autres suivront. La conséquence est que de nombreux enfants se retrouveront à la rue». 
    Parallèlement aux moyens financiers, les ONG pointent du doigt le système éducatif qui ne dispose ni d’infrastructures ni de personnel formé. «L’Etat et le ministère de tutelle ont donné la possibilité aux parents de placer leurs enfants dans des classes intégrées au sein d’écoles publiques. Mais sur le terrain, des établissements vont même jusqu’à refuser les enfants», indique Amina Msefer, présidente de l’association Hadaf.
    «Au Maroc, nous ne disposons pas d’études qualifiantes du personnel pour l’accompagnement. Ce sont les ONG qui sont contraintes de prendre en charge la formation, le plus souvent par le biais d’institutions étrangères ou encore de l’INDH». La professionnalisation de  ces métiers est impérative en plus du travail du bénévolat, renchérit pour sa part Annie Lazrak, directrice du centre Al Manar. A aujourd’hui, soulignent les associations, «aucun plan d’action concret de capitalisation des projets existants n’a été élaboré et mis en place par les responsables gouvernementaux». Un mémorandum sur la situation des personnes en situation de handicap mental au Maroc et celle des associations les prenant en charge ainsi que leurs rapports avec le ministère de tutelle sera envoyé à l’Organisation des Nations Unies et au Conseil des droits de l’Homme, est-il indiqué.

    Aïda BOUAZZA

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