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    Economie

    Sécurité alimentaire
    La FAO relance la coopération Sud-Sud

    Par L'Economiste | Edition N°:4421 Le 16/12/2014 | Partager
    L’agriculture familiale demeure au cœur des actions et des engagements
    La stratégie marocaine, un cas d’exemple à suivre
    Les principales conclusions de la conférence de coopération agricole tenue à Marrakech

    Trois hommes au chevet de l’agriculture familiale en Afrique. José Graciano Da Silva, DG de la FAO, qui a inscrit 2014 l’année de l’agriculture familiale. Aziz Akhannouch pilote du plan Maroc Vert, qui met le petit agriculteur au cœur de la stratégie, et Mostafa Terrab qui va dédier des unités d’engrais à l’Afrique

    Mission réussie pour la FAO (Fonds des Nations Unies pour l’agriculture) et pour son directeur général, José Graciano Da Silva. L’institution a organisé en partenariat avec le Ministère marocain de l’Agriculture la Première conférence internationale de la coopération agricole Sud-Sud. Ces échanges auxquels ont pris part 250 participants (ministres et experts) ont contribué à une meilleure connaissance de l’agriculture familiale et des politiques africaines en matière d’agriculture. Inscrite d’ailleurs parmi les priorités de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO), l’agriculture familiale englobe toutes les activités agricoles reposant sur la famille, en relation avec de nombreux aspects du développement rural. Elle permet d’organiser la production agricole, forestière, halieutique, pastorale ou aquacole qui, sous la gestion d’une famille, repose essentiellement sur de la main-d’œuvre familiale, aussi bien les hommes que les femmes. Dans les pays développés tout comme dans les pays en développement, l’agriculture familiale est la principale forme d’agriculture dans le secteur de la production alimentaire et l’objectif de le FAO pour 2014 est de la remettre au centre des politiques agricoles et des programmes d’action nationaux. Il faudra au préalable identifier les lacunes à combler. Pour le directeur général de la FAO, l’agriculture familiale est le seul moyen de développer l’économie rurale et de lutter contre les émigrations sauvages. Le Royaume, pays hôte de la conférence, en est conscient. C’est pour cela qu’un pan de sa stratégie plan Maroc Vert a été consacré à l’agriculture solidaire. Ce plan est aujourd’hui un cas d’exemple, reconnaissent le DG de la FAO et les ministres africains. Il pourrait même en inspirer d’autres. Loin des discours diplomatiques, les experts invités à cette première rencontre africaine ont recommandé un plus grand engagement politique et un soutien des Etats à l’agriculture familiale notamment sur le plan financier, comme ce qui s’est fait pour le plan Maroc Vert. En effet, le succès de tout dispositif de financement passe obligatoirement par une implication volontariste de l’Etat. Et si celle-ci peut se matérialiser de manière directe ou à travers des subventions, la gestion de la dimension risque constitue le maillon principal. Particulièrement en Afrique où le secteur de l’agriculture demeure très fragile et dépend des aléas climatiques et a donc plus besoin de sécurisation pour les investissements et les productions. Compte tenu de l’importance des risques dans le continent africain, le soutien de l’Etat devient dès lors incontournable pour rendre les produits d’assurance accessibles au petit agriculteur. Enfin aussi ingénieux que peuvent être les mécanismes de financement de l’agriculture, ils ne pourront être viables et durables sans l’adhésion effective et la responsabilisation des agriculteurs, notamment en les incitant aux meilleures pratiques agricoles et à l’adaptation au changement climatique. La question des engrais est aussi fondamentale pour toute quête vers une agriculture efficiente. Et la bonne nouvelle pour le petit agriculteur africain est l’engagement de l’Office chérifien des phosphates qui dédie une capacité de sa production d’engrais à l’Afrique. C’est la première fois qu’un producteur d’engrais dédie une capacité au continent avec une double production de 4 million de tonnes par an au Maroc et au Gabon, rappelle Mostafa Terrab, PDG de l’OCP. Son objectif est bien entendu de fournir les petites agricultures mais aussi de rassurer les distributeurs. Une fois conscients qu’une capacité de cette taille est dédiée au marché africain, les distributeurs auront plus confiance et vont tirer le marché des engrais vers le haut. Par ailleurs, l’OCP compte innover en développant plusieurs engrais adaptés aux différents sols africains et selon la fertilité du sol. «Il ne s’agit à aucun moment de forcer le fermier à utiliser plus de nutriment que son terrain n’en demande», insiste Terrab.

    Bonne nouvelle

    Autre bonne nouvelle annoncée lors de la conférence de Marrakech. La mise en place concrète du fonds fiduciaire doté d’un budget de 1 million de dollars. Mis à la disposition de la FAO par le Maroc, son objectif est de soutenir les pays africains dans leurs objectifs pour la concrétisation de la sécurité alimentaire. Les premiers bénéficiaires en sont la Guinée et le Mali. Ce fonds est doublement innovant car il bénéficie à la fois de contributions publiques et privées puisque le Crédit Agricole y participe et la Mamda va rejoindre bientôt les bailleurs de ce fonds, indique Aziz Akhannouch, ministre marocain de l’Agriculture.

    Badra BERRISSOULE

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